lundi, 30 octobre 2006

Arthur et les Minimoys , le film (T1/T2)

medium_arthur.gifJe viens de lire Arthur et les Minimoys de Luc Besson et je dois avouer que moi qui me faisais une joie de découvrir ce roman pour enfants, j'ai été fortement déçue. 

Tout d'abord situons l'histoire : Arthur est une garçon de 10 ans qui vit avec sa grand mère. Son grand père, grand voyageur et passionné de culture africaine  a mystérieusement disparu voilà 4 ans. Tout irait parfaitement dans la vie d'Arthur si un certain Davido, sorte de patron à la mode paternaliste n'avait décidé de faire main basse sur la maison de la chère mamie pour en faire un centre commercial. Afin d'empêcher ce drame le petit garçon a 48 heures pour retrouver son grand père ainsi qu'un trésor caché par ce dernier dans le jardin. Pour ce faire, il doit utiliser la magie et rejoindre le peuple des Minimoys (petits êtres de 2 mm) qui vit sous le dit jardin et qui est aussi menacé par le projet de centre commercial et par un méchant minimoys qui veut les tuer ou/et les assujetir  ...

tout un programme! De prim'abord, cela paraissait assez tentant mais voilà, au cours de ma lecture j'ai rencontré deux problèmes qui m'ont gaché tout plaisir.

Premièrement, le style et ce n'est pas le moindre problème . pas la peine de s'apésentir sur le sujet, j'ai trouvé que c'était vraiment mal écrit. J'argumente quand même (pas d'attaque gratuite, c'est une règle !): Le style est à la fois brouillon et lourd, les phrases manquent de rythme mais surtout à certains moment, notamment lors des scènes d'actions on ne comprend pas grand chose. Besson veut tellement nous montrer que l'action est rapide que du coup ça va un peu trop vite pour le cerveau (en tout cas pour le mien !...).

Deuxièmement, j'ai trouvé que tout ceci manquait cruellement  d'imagination. Certes l'univers général est sympathique mais que d'emprunts à d'autres oeuvres (parfois nettement meilleures d'ailleurs). En vrac : "Le seigneurs des anneaux" (c'est le plus flagrant), Star Wars, Chéri j'ai rétréci les gosses, "Tom Pouce", "Gulliver"............... beaucoup d'etc. En soi ce n'est pas génant de bénéficier voire de s'inspirer des apports antérieurs de la littérature ou du cinéma voire de la BD mais ce qui compte, c'est de le faire de manière judicieuse et pas trop flagrante et de créer son propre univers original et sa propre narration.

J'arrête là en souhaitant que le film soit de meilleure qualité que le livre et en disant ceci : ce n'est pas parce qu'on s'appelle Luc Besson qu'on est bon dans tous les domaines. En l'occurence pour celui de la littérature, à mon sens l'essai ne devrait pas être transformé ! (référence sportive ... il fallait la caser!)

 

Signé leiloune 

mardi, 17 octobre 2006

La foire aux vanités

medium_foire.gifJe viens donc de terminer la foire aux vanités de William Makepeace Thackeray et ce livre malgré ses 1000 et quelques pages, je dois dire qu'i m'a passionné de bout en bout .

Mais je vous laisse le soin de découvrir la 4ème de couverture pour mieux situer de quoi il s'agit (ce n'est pas que soit paresseuse, mauvaises langues, c'est qu'elle est bien faite !) 

"Il s'agit de l'un des plus grands classiques du roman anglais. Le XIXe siècle britannique est divisé entre Dickens et Thackeray comme le nôtre entre Balzac et Stendhal. Thackeray (1811-1863) est l'égal de Stendhal et La Foire aux Vanités (1848), son chefs-d'oeuvre. Il y utilise un style humoristique ou ironiquement épique pour donner l'un des plus grands romans de satire sociale en langue anglaise.

La thèse fondamentale du livre est que, dans la société occidentale, le seul moyen d'arriver, si l'on est sans naissance ni fortune, est de violer tous les principes moraux que la société fait semblant de respecter. La question qu'il pose donc est : qui faut-il blâmer, ces aventuriers, ou le système qui les rend nécessaires ? Le personnage principal est une femme hypocrite, ambitieuse et sans scrupules : on assiste à son ascension au sommet de la société et à sa chute. Autour d'elle s'agite, dans une immense fresque, la " Foire aux Vanités "."

Vous aurait donc compris que l'auteur nous fait plonger au coeur de la bourgeoisie (petite et grande) et de l'aristocratie anglaise afin de nous montrer à la fois leur quotidien, leur ambitions mais aussi tous leurs complots et intrigues. Car il faut vous dire à vous qui n'avait jamais profité d'un bon petit gueuleuton avec ces gens qu'ils ont 3 buts principaux dans leur vie : faire de "bons" mariages (nous parlons de situations sociales et non de sentiments pour les fleurs bleues qui me lisent même s'il y a un semblant d'exception dans le livre), gagner toujours plus d'argent (captation d'héritages, bonne place dans l'armée ou dans les affaires afin d'augmenter sa rente) et être apprécier de tous (avec tous les commérages pour éliminer la concurrente qui ose avoir danser avec le gentilhomme convoité pendant le bal du duc de perlinpinpin). Mais assez d'humour et de légéreté, tout ceci est sérieux, il en a va de la vie et de la position sociale et de l'invitation à prendre le thé chez Mistress O'Dowd de nos personnages.

Plus sérieusement, le sous-titre du livre est "roman sans héros" et ceci est important ... eh oui car j'estime qu'i y a un double-sens ici (attention analyse littéraire de haut niveau ...).D'une part, il est vrai que l'auteur même s'il s'attache plus précisement à quelques personnages en particulier et notamment à deux femmes dresse un trés large galerie de portraits (attention d'ailleurs à ne pas vous y perdre tant on a affaire à des personnages qui se croisent de prés, de loin dont les intérets ses rejoignent, s'opposent etc...et dont les noms ne sont pas toujours simples à retenir et qui changent avec les mariages)), on peut donc dire qu'il n y a pas de héros précis comme pourrait le faire un Dickens dans "david Copperfield" ou Balzac dans " La peau de Chagrin " pour me référer à des contemporains de Tackeray.

D'autre part, ce roman ne contient pas de héros au sens héroïque du terme. A aucun moment, les faits ne suscitentmedium_200px-William_Makepeace_Thackeray.jpg l'admiration si ce n'est par l' habilité de certains à la tromperie. et il s'agit bien là du sujet de Thackeray qui ne condamne jamais les êtres mais plutôt la société qui les pousse à faire des actes peu flatteurs . La société (je resitue, on est en Grande Bretagne au 19 ème même si je suis assez tentée de dire que tout ceci me semble trés actuel. Ah l'intemporalité des êtres et de la littérature !...) ne produit plus des héros mais des gens esclaves de leurs vanités et du prestige social qu'ils désirent.

Je crois que je vais accélerer le rythme car je pense pouvoir passer des heures à parler de ce roman et des auteurs anglais du 19 ème. (je suis dans ma période littérature anglaise et je pense que je vais bientôt connaitre par coeur la partie universalis consacrée à ce sujet et à l'époque victorienne également!) .

Un dernier mot quand même sur le style de Tackeray qui est fabuleux.Ses descriptions (ah oui pour ceux qui n'aime pas les longues descriptions, dommage pour vous) sont trés précises et passionnantes, il a une manière de décrire les gens et leur caractère trés incisive parfois cynique. De plus, il fait assez souvent irruption dans le récit et fait preuve d'auto dérision et de d'une critique assez corrosive envers ses collègues écrivains.

 Allez, j'arrête là car je dois commencer à vous ennuyer !

Lisez Thackeray ! Soyez audacieux! N'ayez pas peur du nombre de pages! Osez découvrir et apprendre !

 

Signé Leiloune 

 

vendredi, 06 octobre 2006

un peu de patience !

medium_porcinet.jpgJuste un petit message pour vous prévenir q'un nouvel article devrait voir le jour d'ici maximum une semaine.

En effet, le livre que je suis en train de lire fait plus de 1000 pages (j'en suis à environ 800 pages), il me faut donc un peu plus de temps que d'habitude pour le terminer d'autant plus qu'il date du 19ème et que comme vous vous en doutez , on est obligé d'aller plus lentement que pour "le diable s'habille en Prada" par exemple  !!

Merci donc de votre compréhension ....bon allez pour les petits curieux, je vous dis quand même le titre de l'ouvrage en question : Il s'agit de La foire aux vanités de Thackeray .

 

                            A bientôt

                            Signé Leiloune 

Toutes les notes