dimanche, 19 novembre 2006

Les aventuriers du cercle

Information de la plus haute importance :

 

medium_typhon.gifOpération Typhon, la suite de opération Zoridium est enfin paru.

On y découvre la suite des aventures de Becca et Doug dont je vous avais déjà parlé (note du 23/07/06)

Ce millésime est encore mieux que le précédent et j'attends avec imptience le 3ème et dernier volet des Aventuriers du Cercle.

Alors découvrez ou continuez à vous plonger dans cette trilogie de roman d'aventures trés originaux de Joshua Mowll. 

 

Signé Leiloune 

mercredi, 15 novembre 2006

Germaine Beaumont

medium_germaine.jpgLA BIOGRAPHIE DE GERMAINE BEAUMONT - 1890/1983 -(par Hélène Fau sur le site des éditions La Dilettante)

Femme de caractère, Germaine Beaumont dessine très vite son propre chemin, en quittant mari et enfants pour s'exiler en Angleterre où elle se nourrit de littérature pendant dix ans. De retour en France et débutant sa carrière en tant que journaliste au "Matin" et aux "Nouvelles Littéraires", Germaine Beaumont  se fait connaître comme romancière à partir de 1930, avec son premier roman "Piégée", pour lequel elle fut la première femme à obtenir le prix Renaudot. Par la suite, sa carrière d’écrivain atteignit son sommet dans les années quarante, et la qualité de ses romans fut reconnue à diverses occasions par d’autres prix littéraires. Elle fut elle-même membre du comité Femina pendant une quarantaine d’années (1934-1980).Sa vie et son parcours littéraire sont marqués par certaines femmes célèbres : Annie de Pène - sa mère, Colette"mère spirituelle" dont elle est l'assistante ou bien encore Virginia Woolf et Agatha Christie. Dans les années cinquante, elle s'ouvre à la radio où elle anime une émission aux côtés de Pierre Billard, "Les maitres du mystères", et elle dirige une collection de romans policiers féminins chez Plon. En 1981, doyenne des écrivains français, elle raconte son enfance dans un livre ultime : "Une odeur de trèfle blanc" . Témoin d'un siècle,Germaine Beaumont porte un regard à la fois curieux et sans compromis sur l'histoire de son temps et sur la nouvelle génération d'écrivains. Cette femme de lettres a su trouver sa place entre les romancières du début du XXe siècle et les intellectuelles féministes des années soixante-dix.

medium_maisonqsgif.gifL'OUVRAGE 

Je viens d'achever la lecture de La harpe irlandaise extrait du livre Des maisons, Des mystères, recueil de 3 romans de Germaine Beaumont. Pour être honnête, je n'avais jamais entendu parler de cette auteure qui pourtant fut célèbre en son temps et ce fut une véritable découverte.

L'histoire est assez difficile à raconter, je dirais juste que cela parle d'une femme qui attirée par une mystérieuse maison en ruine dans un petit village prés de Paris se retrouve au milieu de sombres histoires de famille dont son mari décédé aurait été partie prenante dans sa jeunesse.

Raconté comme cela , c'est vrai ça ne dit pas grand chose mais ce serait sans compter le formidable talent de l'auteure. Germaine Beaumont tisse son histoire comme un roman policier même si ici ni meurtres ni inspecteurs de police. Elle nous emmène au plus profond des tourments de son héroïne et l'on est véritablement passionné par cette histoire de maison abandonnée, de secrets de familles, de troublante amitié.

L' écriture est trés belle, pleine de poésie et de douceur tout en étant assez puissante pour vous tenir en haleine. Car oui, vous trouverez du suspense dans ce vrai/faux roman policier et vous aurez envie d'aller au bout de l'histoire en mélant vos pas et vos émotions à ceux de l'héroïne.

N 'hésitez donc pas à découvrir cette trés grande écrivain qu'est Germaine Beaumont, vous ne serait pas déçu, elle fait partie de ces auteurs qu'il faut avoir lu à mon humble avis ...

 

Signé Leiloune 

 

Ps : A lire  : un article intéressant sur Télérama .fr et un autre (avec des liens) sur Wikipedia

Les cendres d'Angela/C'est comment l'Amérique?

Frank McCourt est un immigré irlandais enseignant dans un lycée new yorkais, jusque là rien de très original et palpitant mais lorsque ce prof prend sa plume et nous livre son parcours de l'enfance en Irlande aux premières années d'exil en Amérique, tout devient beaucoup plus passionnant.

medium_cendres.gifFrank McCourt a donc écrit trois romans autobiographiques : "Les Cendres d'Angela", "C'est comment l'Amérique" et "Teacher man". Je vous parlerais plus précisement des 2 premiers puisque je dois avouer avoir commencer Teacher man sans toutefois le terminer du fait à la fois d'une certaine redondance avec le tome 2 et d'un style un peu moins pertinent à mon sens (mais ceci n'est que mon avis et je sais que de vrais critiques littéraires en ont fait les louanges).

Dans les Cendres d'Angela, l'auteur nous raconte son enfance et sa jeunesse à Limerick, petite ville irlandaise. La misère sociale, le poids de la religion, le manque d'hygiène (ex : pas de toilettes, un cabinet sert de vidoir de pot pour toute une rue), les instituteurs violents, la faim, le froid, tout est là. Le lecteur  a souvent l'impression d'être dans un roman de Dickens. Mais situons un peu mieux la situation du petit Franckie.

Aprés le décés de sa fille Margaret agée seulement de quelques jours, Angela décide de quitter Brooklyn et de rentrer dans son pays l'Irlande avec son mari et ses 4 autres enfants, les jumeaux encore en bas âge, malachy et Francis âgé alors de 5 ans. En Irlande, les attendent le chômage, la misère, la maladie puisque là bas la tuberculose est monnaie courante, deux nouvelles naissances mais aussi le décés des jumeaux. Le père ne trouve pas de travail et les rares fois où ils en trouve, il boit son salaire au pub et perd son nouvel emploi au bout de quelques jours. La mère est obligé de faire la quête auprés de l'église Saint Vincent de Paul et peut à peine vétir, chausser et encore moins nourrir ses enfants.

 La situation est donc plus que dramatique et au premier abord la lecture de ce livre pourrait sembler plus qu'anxiogène mais c'est sans compter le talent de Frank Mccourt. Il arrive à insuffler une légéreté, un humour que l'on ressent tout au long du livre. Il y a surtout un style plus que maitrisé, jamais pesant et souvent incisif. C'est un enfant puis un adolescent qui nous conte son histoire aves les angoisses immuables de l'enfance, l'envie d'apprendre mais pas l'envie d'aller à l'école, le premier amour, les westerns le mercredi au cinéma du quartier (quitte à passer sans payer car le ciné est un luxe certes mais un luxe indispensable pour un petit garcon réveur dans les années 50).

La poésie est partout présente et l'on ressort de la lecture des Cendres d'Angela indigné(notamment par l'attitude de l'église) mais surtout ému  et transformé et c'est là toute la beauté de la littérature, réussir à toucher ce qu'il y a de plus profond en chacun de nous et faire qu'un titre de livre puisse provoquer chez nous un souvenir plein d'émotions.

Mais je m'attarde comme d'habitude prise par les mots et je ne vous ais toujours pas parlé de C'est commentmedium_amerique.gif l'Amérique ?. Dans ce deuxième opus, McCourt nous raconte son arrivée à New york et sa premier année d'enseignant. Le livre est toujours trés bien écrit, l'auteur décrit les choses telles qu'il les a vécues et ressenties sans jamais être complaisant mais je dois dire que ce livre est moins attachant que les Cendres d'Angela. Néanmoins, on a plaisir à découvrir la manière dont l'auteur va réussir à donner un sens à sa vie et à se sortir de la misère. Les petits boulots, l'engagement dans l'armée, les foyers de travailleurs, la tentation de tomber dans l'alcoolisme comme son père et puis enfin les cours du soir et une classe de futurs plombiers ou coiffeuses à qui il faut faire aimer la littérature (sans toutefois sortir des oeuvres au programme, puritanisme oblige). Le lecteur grandit avec l'auteur et est rassuré quand aux chances du petit franckie devenu grand de trouver un certain équilibre .

A Lire donc et sans hésitation !

Signé Leiloune 

 

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