mardi, 12 juin 2007

La grande patience de Bernard Clavel

La grande patience est une saga historico-familiale de Bernard Clavel dont le 1er tome avait bercé mon enfance (ah les soirées d'hiver chez ma mamie ! ...) et que je me suis décidée à lire d'une traite ces derniers jours.

La série se présente en 4 tomes  :

739a6e9c454e29d8a6f7380bbc0d0e52.jpg    *La maison des autres : 1937 - le héros Julien Dubois agé de 14 ans part faire son apprentissage14e49c82ca543fe34d1c30cd9e61fb9e.jpg en pâtisserie. C'est la confrontation souvent violente et douloureuse avec le monde des adultes et du travail.

    * Celui qui voulait voir la mer : 1940 - C'est la débacle. Julien part sur les routes pour fuir l'ennemi laissant ses parents seuls et sans nouvelles pendant de longs mois. Dans ce tome, c'est la vision des parents qui prime ; leur quotidien, les disputes, le travail encore et toujours malgré l'âge pour pouvoir vivre et surtout l'angoisse entourant l'absence du fils.

    *Le coeur des vivants : 1941 - Cette fois, c'est de nouveau sur Julien que l'on s'attarde et sur sa vie de soldat, sur sa désertion et bien sûr sur le premier grand amour. 

    *Les fruits de L'hiver : 1944 - le dernier tome - prix Goncourt 1968 - l'auteur retrouve à nouveau les deux vieux Dubois dans leur misère et les privations de la guerre et ce jusqu'à leur dernier souffle.

 J'ai beaucoup aimé cette saga même si le tome 3 m'a un peu moins captivé. La force de ces romans se trouve dans les personnages des parents Dubois. Ce sont des gens normaux, simples, qui ont travaillé toute leur vie et qui ne demandent qu'à vieillir paisiblement. Mais la guerre chamboule tout et le couple n'arrive même plus à se positionner, à comprendre cette guerre. Ils ne collaborent pas, ils ne résistent pas ; ils attendent la fin de la guerre et la fin de leur vie. Dans tout ça leur fils va deci delà, un jour dans le maquis le lendemain, artiste peintre à Marseille. Il n'est pas lâche mais a vu ses meilleurs amis mourir et n'aspire à présent qu'à aimer, lire Verlaine et peindre.

Enfin, il convient de vous dire que la fin du tome 4 est bouleversante, d'une intensité et d'une pudeur  touchantes. L'auteur décrit de manière admirable les derniers mois et instants de la vie de ses personnages nous laissant un peu en deuil nous aussi.

 Pour conclure, je vous conseille vivement cette saga de Bernard Clavel

 

Signé Leiloune 

 

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