mardi, 19 juin 2007
la vierge en bleu de Tracy Chevalier
Je vous avez déjà parlé de Tracy Chevalier et de son trés réussi Jeune fille à la perle. Au vu de la qualité de son premier roman, je me suis lancé dans la lecture d'un autre de ses écrits "La Vierge en bleu".
"Récemment arrivée des États-Unis avec son mari, Ella Turner a du mal à trouver sa place dans cette bourgade de province dans le sud-ouest de la France. S'y sentant seule et indésirable, elle entreprend des recherches sur ses ancêtres protestants, qui eurent à fuir les persécutions. Elle est alors loin d'imaginer que cette quête va bouleverser sa vie. Quatre siècles plus tôt, en pleine guerre de religion, Isabelle du Moulin, surnommée «La Rousse» en raison de sa flamboyante chevelure, risque un procès en sorcellerie pour le culte qu'elle voue à la Vierge Marie. Cependant, l'enfant qu'elle porte ne lui laisse d'autre choix que d'entrer dans l'intolérante famille des Tournier qui a embassé la Réforme. Séparées par des générations mais unies par un mystérieux héritage, Ella et Isabelle vont renouer les fils du temps à deux voix."
Dans ce livre, l'auteure mèle donc à la fois un récit historique et une aventure plus moderne.
J'ai été un peu déçu par ce roman même s'il m'a fait passé un agréable moment. En effet, autant le destin de La Rousse est passionnant, autant celui d'Ella l'américaine fraîchement débarquée dans la campagne toulousaine m'a semblé manquer d'originalité et de souffle. Il m'a semblé que Tracy Chevalier y allait un peu fort sur les clichés des français de la campagne face à l'ogresse américaine. Ayant moi-même grandi dans un village du sud-ouest (sans y étre née) assez semblable à celui du livre (qui existe vraiment, les habitants doivent être contents ...), je sais qu'il est parfois difficle de s'intégrer. De là à prétendre que les villageois cancanent dans le dos de l'héroïne parce que celle-ci s'est achetée une machine à laver et que cette invention moderne est réservée aux mères de famille (pour les autres, c'est à la main la lessive !), c'est un peu gros. Je sais que c'est un roman et je ne veux pas me faire l'avocate des provinciaux caricaturés mais tout de même ... quand on est aussi précis que Tracy Chevalier l'est sur les détails historiques et sur la description des villes et que l'on essaye de donner une impression de réel à son récit, on fait attention aux stéréotypes et aux facilités d'écriture.
Néanmoins, les chapitres consacrés à La Rousse sont vraiment prenants et l'on se prend vraiment d'affection pour cette jeune femme d'un autre siècle au destin tragique.Cela m'a vraiment donné envie d'en savoir plus sur cette période de l'Histoire sur laquelle je ne savais pas grand chose avant de regarder dans des livres.
Voilà, je vous ai donné mon opinion, maintenant c'est à vous de juger chers lecteurs (vive les bibliothèques, quand on est déçu, on a juste à rapporter le livre !)
Signé Leiloune
17:30 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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