mercredi, 11 juillet 2007

Quelques polars pour l'été

4273454e4f53456adfbaba3453d0ff32.gifEn terre et en os de Jan Burke 
 
 
"Julia Sayre, mère au foyer sans histoire, a disparu depuis quatre ans. La police et la journaliste Irene Kelly la recherchent. En vain. Après des années de statu quo, l’affaire prend une tournure inattendue : Nick Parrish, déjà confondu pour meurtre, s’accuse d’avoir tué et enterré Julia quelque part en Sierra Nevada. Pourquoi, si longtemps après les faits, cet assassin se montre-t-il si coopératif ?

Afin de localiser le corps de la victime, une expédition est rapidement montée. Irene et Parrish en font partie. Guidée par le tueur, l’équipe se retrouve bientôt face à des cadavres de coyotes mutilés et décomposés pendus à un arbre. Le jeu de pistes ne fait que commencer…"
 
J'ai découvert par hasard cet auteur et je dois dire que j'ai trouvé son style et son univers assez sympas. Il s'agit là de son troisième opus où l'on retrouve le personnage récurrent d'Irene Kelly, une journaliste d'investigation mariée à un inspecteur de la criminelle et qui a le chic pour se mettre dans des situations assez peu conventionnelles et dangereuses.
La première moitié du roman est une sorte de huis-clos se déroulant dans des montagnes où toute une expédition de scientifiques et de policiers accompagnent un tueur sanguinaire et pervers dans la recherche de ses victimes enterrées là. Evidemment cela tourne au cauchemard et l'on ne peut s'empêcher de trouver certaines similitudes avec Le Silence des Agneaux. La deuxième partie du récit se passe au retour d'Irene à la civilisation et l'on assiste au jeu du chat et de la souris entre la journaliste et le tueur.
Ce thriller est vraiment prenant et très rythmé et l'on tremble réellement en même temps que l'héroïne.
Sans être un chef d'oeuvre du genre, il permet toutefois de passer un vrai bon moment de suspense.
 
Déviances, de Richard Montanari ad884b6ba17dc48f5fb0f7b0eb443e5c.gif

 

"Kevin Byrne est un vétéran de la police criminelle de Philadelphie. Flic usé par ses années de service, il vient juste de faire connaissance avec sa nouvelle équipière, Jessica Balzano, lorsqu’une adolescente fréquentant une école catholique de la ville est retrouvée violée et mutilée, les mains jointes dans un geste de prière. La première d’une longue série.

C’est le début d’un voyage au cœur des ténèbres pour les deux enquêteurs qui, lancés sur la piste d’un tueur aussi terrifiant que machiavélique, devront affronter leurs propres démons, alors que la ville est prête à basculer dans la folie."
 
On a affaire ici à un bon vieux thriller morbide dans les règles de l'art. L"histoire est assez classique mais personnellement, je ne suis jamais lassé des histoires de tueurs en série bien glauques ! 

  Tout y est : le vieux flic qui en ras le bol de passer sa vie à mettre des tueurs sous les verrous et à voir des cadavres mais en même temps obsédé par son boulot quitte à être à la limite de la légalité (surtout s'agissant des crimes d'enfants) et la jeune recrue encore pleine d'illusion mais pas naïve et fragile pour autant.

Montanari arrive vraiment à s'emparer des codes du genre et à les moderniser, à leur rendre une jeunesse. Le suspense est au rendez-vous et l'auteur nous balade allégrement de suspect en suspect (je me suis encore fais avoir ...!). La fin est vraiment surprenante et tout le récit est bourré de rebondissements. L'ambiance est vraiment noire mais c'est ce qui fait tout le charme du polar ... Rassurez - vous, on n'est quand même pas dans du Ellroy, ce roman est tout public ...!
Un vrai bon thriller et un auteur à découvrir et à suivre (en tout cas pour ma part).
 
eb6ba1de620b7026db1c42ab673b4eb3.gifLes démons de Barton House de Minette Walters 
 
"La première fois que j’ai vu Harwood j’étais à Kinshasa. La deuxième fois, j’étais en Sierra Leone en tant que correspondante de guerre. Puis, des années plus tard j’ai croisé son chemin en Irak et, à chaque fois, dans son sillage, des corps de femmes violées, lacérées. Des meurtres mis sur le compte de « dommages collatéraux ». Alors j’ai su. Il s’est senti traqué. J’ai été séquestrée pendant trois jours. Puis relâchée. Sans explication…
Pour moi, il n’existait qu’un seul refuge possible pour tout oublier : un manoir isolé au cœur de la campagne anglaise.
Je me demande encore comment j’ai pu être aussi bête."
 
 Je ne pouvais pas terminer une chronique polar sans ma chère Minette Walters. Je serais brêve car ceux parmis vous qui commencent à connaître mes goûts littéraires ont deviné que  .... attention .... suspense .... j'ai Adoré ce dernier roman qui est sorti en poche il y a peu. Je serais donc brève. Une histoire plutôt originale puisqu'elle nous emmène dans le milieu du journalisme de guerre et des mercenaires et que contrairement à l' habitude de l'auteur, une partie du récit se situe en dehors de l'Angleterre. En bref, Minette Walters nous prouve qu'elle sait se renouveller tout en s'attachant comme toujours à décrire en profondeur la psychologie de ses personnages et la société qui les entourent.
Un polar indispensable !
 
Signé Leiloune 
 

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