vendredi, 24 août 2007

Deux ouvrages d'Edith Wharton

 Une petite biographie (merci livres-online.com) ...

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"Née à New York en 1862, au sein des Jones, famille très aisée à la position sociale prominente, Edith Wharton eut une éducation privée par une gouvernante européenne ; elle préférait passer ses journées en compagnie de livres plutôt que de participer aux activités sociales et mondaines de la haute société. En 1885, elle fut mariée à Edward Wharton, un banquier de Boston, de 12 ans son aîné. La position sociale et les responsabilités imposées par ce mariage ne faisant guère bon ménage avec ses aspirations littéraires, elle fit une dépression nerveuse. On lui conseilla de soigner cette maladie par l’écriture, écrire ayant été sa passion depuis toute jeune. Les premières nouvelles d’Edith Wharton n’avaient pas encore la haute société new-yorkaise en toile de fond, mais décrivaient plutôt la pauvreté dans les villes. C’est plus tard que ses ouvrages parleront avec beaucoup d’ironie de la classe dont elle est issue. Les Wharton passent beaucoup de temps en Europe et lorsque leur divorce sera prononcé, Edith choisira de s’installer principalement en France,  ouvrant un salon littéraire à Paris pour recevoir de jeunes auteurs.

Vers 1890 Edith Wharton collabora au Scribner’s Magazine, mais lorsqu’elle fut au sommet de sa gloire, elle rencontra quelques déboires avec la censure du magazine. D’autres récits eurent des problèmes de parution : The Day of the Funeral , par exemple, fut considéré trop dur pour les âmes délicates de lectrices du Ladies’ Home Journal ! Le premier grand succès littéraire de Wharton fut le roman " The House of Mirth ", une satire très poussée de la société aisée de New York. L’un de ses romans les plus fameux, "The Age of Innocence " met en exergue les modes de vie du Nouveau Monde avec ceux de la vieille Europe et illustre parfaitement que le simple bonheur individuel doit être sacrifié sur l’autel du bien-être matériel et des convenances, un sujet totalement d’actualité dans la société où fut élevée Edith Wharton.

Edith Wharton a longtemps été considérée comme une écrivaine anti-moderniste, cependant vers les années 1970, de nombreuses biographies ont attiré l’attention sur son oeuvre particulièrement riche en observation de la nature humaine. Son dernier roman, "The Buccaneers", n’étant pas complètement terminé lorsqu’elle mourut en 1937, il fut achevé par Marion Mainwaring et publié en 1938."

 

a950f49f64f34cb50a03aa77cabb54d3.gif "Les New-Yorkaises"

L'auteur, dans ce roman, nous plonge dans l'univers intime des Manford, riche famille new yorkaise plongée dans le tourbillon de l'argent, des distractions et des paradoxes des années folles. La mère, Pauline est une femme qui organise chaque seconde de sa vie, perpétuellement entre deux rendez-vous (manucure, massage, diverses associations, conseillers spirituels en tout genre ...) et qui régit absolument tout dans sa famille. Le père, lui se laisse faire et se plonge à corps perdu dans son métier d'avocat. le fils est marié à une jeune femme dont l'ambition n'est pas de passer sa vie à la maison (attention, un drame couve ...) et la fille Nona est sans cesse entre rebellion et admiration pour sa mère. 

C'est dans l'intimité de tout ce beau monde et de leurs relations qu'Edith Wharton nous emmène, nous décrivant les petits tracas du quotidien, les drames, les joies. Mais elle ne s'arrête pas là, tout au long du roman, elle se fait également observatrice de la société américaine avec ses paradoxes, son puritanisme excacerbé et parfois son hypocrisie. Tout ceci est raconté avec humour et sa plume se fait même parfois féroce et pleine de cynisme. 

Ce récit soulève des questions d'une réelle modernité et l'on passe un délicieux moment à sourire des petits et grands travers des personnages décrits avec talent d'Edith Wharthon.

"Libre et légère" 

 Il s'agit là du premier roman d'Edith Wharton écrit ... tenez-vous bien ... à 14 ans, refusé par les éditeurs puis publiéd1a9d610d82a528f2347075c1835c3da.gif des années plus tard. Avec un talent déjà bien présent, la jeune écrivain nous y raconte les déboires de Georgie,  une jeune fille belle et capricieuse qui préfère quitter son fiancé malgré leurs sentiments mutuels pour un homme plus vieux mais très riche. Ce court roman est très agréable à lire et l'on reconnait le style plein de verve et de cynisme qui fera connaître plus tard l'auteure. L'édition poche est suivie d'une nouvelle pleine d'humour où l'auteure se met en scène face à l'attente des critiques littéraires. C'est toujours intéressant de lire les premières oeuvres d'un auteur (surtout quand c'est réussit comme ici!) alors n'hésitez pas ...

Signé Leiloune 

Commentaires

comme je suis d'accord!!! j'adore les romans d'edith wharton et ceux-là sont effectivement très bien!

Ecrit par : lamousmé | vendredi, 24 août 2007

Edith me poursuit! je n'arrete pas de lire des chroniques sur ses livres, et cela me donne envie...;!!!

Ecrit par : Choupynette | mercredi, 26 septembre 2007

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