lundi, 27 juillet 2009

Au revoir et Bonjour!

ATTENTION MESSAGE IMPORTANT !!!

 

Après plusieurs années de bons et loyaux services, Livres et Compagnie a mérité de prendre sa retraite. Ainsi, le blog fermera ses portes très bientôt.

Mais Leiloune, elle ne disparait pas, bien au contraire : vous pourrez me retrouver à présent sur un nouveau site entièrement (ou presque) conçu par mes petits doigt ; Idées de Lecture .

Rejoignez moi donc très vite à l'adresse suivante pour de nouvelles aventures :

 

http://www.idees-de-lecture.planethoster.org

 

A très bientôt et MERCI

 

Signé Leiloune

vendredi, 24 juillet 2009

EN TRAVAUX

UN PEU DE PATIENCE? VOUS AUREZ DE MES NOUVELLES DANS QUELQUES JOURS !!!

A BIENTÔT DANS UN NOUVEAU LIEU ET SOUS UN AUTRE NOM POUR DE NOUVELLES AVENTURES ...

jeudi, 16 juillet 2009

Rêves de garçons de Laura Kasischke

 

reves.jpg

L'histoire de Rêves de garçons est simple : 3 jeunes pom-pom girls s'échappe de leur camp d'été pour aller prendre un peu de bon temps et se baigner dans un lac réputé pour être le plus profond de l'état . En chemin, elles croisent 2 garçons et l'une d'entre elle (la narratrice) va leur sourire . Les adolescents émoustillés vont les suivre jusqu'à ce qu'elles les perdent de vue et rentrent au camp, déstabilisées . L'impression d'être épiée va peu à peu s'emparer d'elle et leurs vacances se transformer en cauchemard.


Laura Kasischke nous plonge ici dans une Amérique loin des clichés habituels avec un talent que beaucoup compare à celui de Joyce Carol Oates tant les sujets de préoccupation de ces 2 auteures semblent se rejoindre.
En apparence, ces jeunes filles sont heureuses, plutôt à l'aise financièrement, en réussite sociale et scolaire ; bref des adolescentes épanouies et sans problèmes. L'auteure, elle, gratte sous le costume de cheerleader et nous montre une toute autre réalité faite de diktat des apparences, d'angoisses profondes et de libération sexuelle pas si assumée et comprise qu'il n'y paraît.
L'angoisse et la perte de repères des héroïnes nous sont transmises au fil des pages grâce à une narration épurée, au plus près des émotions des protaganistes et de leurs attitudes. La narratrice quant à elle, semble de plus en plus perdue au fur et à mesure qu'une sorte de paranoïa et de défiance s'emparent  des personnages jusqu'au dénouement final glaçant et perturbant autant qu'innatendu. Les événements racontés permettent à Laura Kasischke de s'approcher au plus près de la psychologie de ces adolescentes en perpétuelle défiance par rapport au monde des adultes et à la place qu'on leur a attribué dans la société. La violence, qu'elle soit sociale, morale ou physique semble ainsi faire partie intégrante de ce monde qui ne tourne plus tout à fait rond

Signé Leiloune

samedi, 11 juillet 2009

Je ris ...

C'est l'été, le farniente, la plage, les siestes champêtres ... je n'avais donc plus le choix, il fallait que je parle de livres estivaux. Crises d'angoisse, sueurs froides : le spectre de la page blanche s'offait à moi ... Non, non et non, je ne parlerais ni de Marc, ni de Guilaumme, ni de Douglas !

Et puis, un verre de jus de pomme bien frais à la main et les 500 degrés dégagés par mon joli ordinateur portable m'ont apporté l'inspiration ...

Aujourd'hui, petite chronique autour de la littérature drôle (je viens d'inventer le terme). En clair, quelques livres qui m'ont fait rire et c'est déjà pas mal ... Néanmoins, pour les puristes, je tiens à dire que le critère principal est un humour léger et efficace donc je risque de mélanger quelque peu les genres mais comme dirait l'autre, la littérature est une grande famille ...

 

miranda_.jpgMisérable Miranda d'Isabel Wolfe : Le sujet du livre fait déjà sourire ; les mésaventures amoureuses d'une psy pour animaux ou variation autour du thème, c'est le cordonnier qui est toujours le plus mal chaussé. L'auteur nous embarque dans une suite d'évènements cocasses et délirants ou le lecteur n'a pas une minute de répit. C'est certes assez convenu et basique parfois mais véritablement très efficace ...

 

Wilt 1 de Tom Sharpe : professeur raté, mari désabusé, citoyen dont la molesse n'a d'égale que son goût pour la bière, décide un jour de supprimer sa chère épouse. L'auteur manie à merveille le second degré et croque ici une vision drôle et cynique de la société anglaise où  personne n'est épargné et où la petite bourgeoisie et la société de consommation sont décrites sans concession.

mangé.jpgPourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis : Attention, bijou d'écriture, d'humour et d'intelligence ! L'auteur raconte l'évolution de l'homme en nous narrant les frasques d'une famille préhistorique de la découverte du feu et la mise en pratique de l'exogamie. Hilarant de la première à la dernière page, ce roman est à mettre entre toutes les mains.


L'épopée du buveur d'eau de John Irving : Variation autour des mésaventures d'un homme obligé de boire des litres d'eau du fait d'un canal urinaire trop étroit. Irving, nous régale une fois de plus de son humour inimitable et l'on plonge avec délice danc cet univers où les perdants deviennent des héros.

montespan_.jpgLe Montespan de Jean teulé : L'auteur reprend ici les codes du roman historique afin de raconter la vie du mari de La Montespan, célèbre favorite du Roi-Soleil. Comme à son habitude, il manie une verve inimitable et un humour noir  sans concession. Un bonheur d'écriture, de cocasserie et d'humour souvent à la limite du pathétique.

 

Signé Leiloune

mercredi, 01 juillet 2009

Darling de Jean Teulé

9782266178372.gifComme certains d'entre vous l'ont peut-être deviné, je suis une grande admiratrice de Jean Teulé. J'ai donc décidé de m'atteler à la lecture de toute sa bibliographie (aucune exception ne sera tolérée ...)  et commence aujourd'hui par vous présenter son roman Darling.

L'histoire de Darling est simple : la descente aux enfers d'une femme dont l'enfance la prédestinait déjà à une vie de violence ("je suis née dans la merde" sens littéral du terme bien sûr). Cette Catherine existe vraiment puisque le récit romancé de sa vie est entrecoupé d'extraits d'entretiens que l'auteur a réalisé avec elle.

Catherine naît en Normandie dans une famille de paysans, ses parents ont déjà 2 fils et sa mère sait dès la grossesse qu'elle n'aimera pas cet enfant non désiré. La petite fille, bientôt surnommée Tartine du fait de son poids, grandit dans un environnement de violence, de mépris et d'insultes quotidiens. Elle ne survit que grâce à sa CB qui lui permet de parler aux routiers - objets de tous ses fantasmes - qui passent sur la nationale à côté de chez elle. Un jour, elle va s'enfuir avec l'un deux et le cauchemard va devenir insoutenable.

Disons le dès à présent, ce livre - quoique très réussit - raconte des faits qui frôlent  parfois l'insoutenable. La violence voire la torture sont présentes à chaque page et l'empathie que l'on ressent pour Darling rend les choses encore plus difficiles. A mon sens, le plus choquant dans ce que nous livre l'écrivain ce ne sont pas tant les violences physiques et sexuelles subies mais bien la violence morale présente en permanence et exercée par l'entourage proche bien sûr mais aussi par les voisins, les connaissances voire par la société toute entière à certains moments. Il semble régner dans la microsociété dans laquelle elle grandit une sorte d'archaïsme, de primitivité, et je me suis surprise plusieurs fois à penser que j'avais affaire là plus à des animaux ou à des individus ayant grandit dans une totale acculturation qu'à des êtres civilisés.

Mais la force du livre se trouve justement là : pas de procès d'intention, pas de tentative d'explication sociale ou psychologique et surtout pas de pathos ou d'envolées dramatiques. Jean Teulé part quasiment d'un fait divers et crée une véritable oeuvre littéraire grâce entre autres à son style sans concession, parfois cynique (voire drôle !), souvent cru mais jamais vulgaire. Il maîtrise parfaitement son récit et malgré les souffrances décrites, il raconte les errements de son héroïne avec une sincérité parfois déconcertante, il ne tombe ni dans l'éxagération ni dans l'atténuation (notamment des erreurs qu'elle a pu commettre).

Un excellent ouvrage de Jean Teulé qui amêne à se poser des questions, sur l'Homme et sur la prédestination de la condition humaine même si il n'est pas à conseiller à tout le monde.

Signé Leiloune

 

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