jeudi, 16 juillet 2009
Rêves de garçons de Laura Kasischke

L'histoire de Rêves de garçons est simple : 3 jeunes pom-pom girls s'échappe de leur camp d'été pour aller prendre un peu de bon temps et se baigner dans un lac réputé pour être le plus profond de l'état . En chemin, elles croisent 2 garçons et l'une d'entre elle (la narratrice) va leur sourire . Les adolescents émoustillés vont les suivre jusqu'à ce qu'elles les perdent de vue et rentrent au camp, déstabilisées . L'impression d'être épiée va peu à peu s'emparer d'elle et leurs vacances se transformer en cauchemard.
Laura Kasischke nous plonge ici dans une Amérique loin des clichés habituels avec un talent que beaucoup compare à celui de Joyce Carol Oates tant les sujets de préoccupation de ces 2 auteures semblent se rejoindre.
En apparence, ces jeunes filles sont heureuses, plutôt à l'aise financièrement, en réussite sociale et scolaire ; bref des adolescentes épanouies et sans problèmes. L'auteure, elle, gratte sous le costume de cheerleader et nous montre une toute autre réalité faite de diktat des apparences, d'angoisses profondes et de libération sexuelle pas si assumée et comprise qu'il n'y paraît.
L'angoisse et la perte de repères des héroïnes nous sont transmises au fil des pages grâce à une narration épurée, au plus près des émotions des protaganistes et de leurs attitudes. La narratrice quant à elle, semble de plus en plus perdue au fur et à mesure qu'une sorte de paranoïa et de défiance s'emparent des personnages jusqu'au dénouement final glaçant et perturbant autant qu'innatendu. Les événements racontés permettent à Laura Kasischke de s'approcher au plus près de la psychologie de ces adolescentes en perpétuelle défiance par rapport au monde des adultes et à la place qu'on leur a attribué dans la société. La violence, qu'elle soit sociale, morale ou physique semble ainsi faire partie intégrante de ce monde qui ne tourne plus tout à fait rond
Signé Leiloune
23:38 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 04 mai 2009
Les monstres de Templeton
"Le jour où je revins à Templeton, en pleine disgrâce, le cadavre d'un monstre mesurant près de seize mètres émergea à la surface du lac Glimmerglass ". Ainsi s'ouvre Les Monstres de Templeton, un roman qui balaie deux siècles d'histoire : celle d'une jeune fille à la recherche de son père, et celle d'un village, ancrée dans l'Amérique profonde, au milieu des légendes et des secrets de famille. A la suite d'une déconvenue amoureuse, Willie Upton frappe à la porte de la vieille demeure où vit encore sa mère, Vivienne, ancienne hippie devenue baptiste fervente sur le tard... Au lieu du réconfort qu'elle vient y chercher, Willie trouve le village sens dessus dessous, chamboulé par l'apparition d'un animal démesuré, et découvre un terrible mensonge : son père existe bel et bien, elle n'est pas le fruit hasardeux des amours libres de sa mère, mais bien la fille d'un homme connu et reconnu dans Templeton. Lancée dans une enquête à rebondissements pour retrouver son père, elle part sur la trace de ses ancêtres et reconstitue la fabuleuse généalogie qui mène à son histoire. "
Les monstres de Templeton, premier roman de Lauren Groff, est un livre assez inclassable. L'auteur y mèle roman historique et comédie de moeurs et soupoudre le tout d'un peu de fantastique, de jolis sentiments et de beaucoup de cynisme et d'humour.
Les descriptions des personnages sont vraiment réussies et on arrive à les imaginer sans mal tant ils sont caricaturaux et singuliers à la fois. La mère de l'héroïne et son amant sont vraiment très drôles et le lecteur éprouve souvent de la peine à voir cette pauvre Willie Upton se débattre dans ces histoires de familles bien compliquées parfois.
L'autre atout du roman, mis à part le talent de portraitiste de l'auteur, est de faire pleinement participer le lecteur à cette frénétique recherche généalogique. En effet, photos de familles, journaux et archives familiales rythment le récit de Willie et donnent un côté docu fiction au livre, ce qui lui donne pleinement son originalité.
Les monstres de Templeton constitue donc une vraie réussite qui donne envie de visiter cette drôle de petite ville de templeton et grâce à elle de voir se dérouler toute une partie de l'histoire américaine ...
signé Leiloune
16:36 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 24 août 2007
Deux ouvrages d'Edith Wharton
Une petite biographie (merci livres-online.com) ...
"Née à New York en 1862, au sein des Jones, famille très aisée à la position sociale prominente, Edith Wharton eut une éducation privée par une gouvernante européenne ; elle préférait passer ses journées en compagnie de livres plutôt que de participer aux activités sociales et mondaines de la haute société. En 1885, elle fut mariée à Edward Wharton, un banquier de Boston, de 12 ans son aîné. La position sociale et les responsabilités imposées par ce mariage ne faisant guère bon ménage avec ses aspirations littéraires, elle fit une dépression nerveuse. On lui conseilla de soigner cette maladie par l’écriture, écrire ayant été sa passion depuis toute jeune. Les premières nouvelles d’Edith Wharton n’avaient pas encore la haute société new-yorkaise en toile de fond, mais décrivaient plutôt la pauvreté dans les villes. C’est plus tard que ses ouvrages parleront avec beaucoup d’ironie de la classe dont elle est issue. Les Wharton passent beaucoup de temps en Europe et lorsque leur divorce sera prononcé, Edith choisira de s’installer principalement en France, ouvrant un salon littéraire à Paris pour recevoir de jeunes auteurs.
Vers 1890 Edith Wharton collabora au Scribner’s Magazine, mais lorsqu’elle fut au sommet de sa gloire, elle rencontra quelques déboires avec la censure du magazine. D’autres récits eurent des problèmes de parution : The Day of the Funeral , par exemple, fut considéré trop dur pour les âmes délicates de lectrices du Ladies’ Home Journal ! Le premier grand succès littéraire de Wharton fut le roman " The House of Mirth ", une satire très poussée de la société aisée de New York. L’un de ses romans les plus fameux, "The Age of Innocence " met en exergue les modes de vie du Nouveau Monde avec ceux de la vieille Europe et illustre parfaitement que le simple bonheur individuel doit être sacrifié sur l’autel du bien-être matériel et des convenances, un sujet totalement d’actualité dans la société où fut élevée Edith Wharton.
Edith Wharton a longtemps été considérée comme une écrivaine anti-moderniste, cependant vers les années 1970, de nombreuses biographies ont attiré l’attention sur son oeuvre particulièrement riche en observation de la nature humaine. Son dernier roman, "The Buccaneers", n’étant pas complètement terminé lorsqu’elle mourut en 1937, il fut achevé par Marion Mainwaring et publié en 1938."
"Les New-Yorkaises"
L'auteur, dans ce roman, nous plonge dans l'univers intime des Manford, riche famille new yorkaise plongée dans le tourbillon de l'argent, des distractions et des paradoxes des années folles. La mère, Pauline est une femme qui organise chaque seconde de sa vie, perpétuellement entre deux rendez-vous (manucure, massage, diverses associations, conseillers spirituels en tout genre ...) et qui régit absolument tout dans sa famille. Le père, lui se laisse faire et se plonge à corps perdu dans son métier d'avocat. le fils est marié à une jeune femme dont l'ambition n'est pas de passer sa vie à la maison (attention, un drame couve ...) et la fille Nona est sans cesse entre rebellion et admiration pour sa mère.
C'est dans l'intimité de tout ce beau monde et de leurs relations qu'Edith Wharton nous emmène, nous décrivant les petits tracas du quotidien, les drames, les joies. Mais elle ne s'arrête pas là, tout au long du roman, elle se fait également observatrice de la société américaine avec ses paradoxes, son puritanisme excacerbé et parfois son hypocrisie. Tout ceci est raconté avec humour et sa plume se fait même parfois féroce et pleine de cynisme.
Ce récit soulève des questions d'une réelle modernité et l'on passe un délicieux moment à sourire des petits et grands travers des personnages décrits avec talent d'Edith Wharthon.
"Libre et légère"
Il s'agit là du premier roman d'Edith Wharton écrit ... tenez-vous bien ... à 14 ans, refusé par les éditeurs puis publié
des années plus tard. Avec un talent déjà bien présent, la jeune écrivain nous y raconte les déboires de Georgie, une jeune fille belle et capricieuse qui préfère quitter son fiancé malgré leurs sentiments mutuels pour un homme plus vieux mais très riche. Ce court roman est très agréable à lire et l'on reconnait le style plein de verve et de cynisme qui fera connaître plus tard l'auteure. L'édition poche est suivie d'une nouvelle pleine d'humour où l'auteure se met en scène face à l'attente des critiques littéraires. C'est toujours intéressant de lire les premières oeuvres d'un auteur (surtout quand c'est réussit comme ici!) alors n'hésitez pas ...
Signé Leiloune
14:21 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 19 juin 2007
la vierge en bleu de Tracy Chevalier
Je vous avez déjà parlé de Tracy Chevalier et de son trés réussi Jeune fille à la perle. Au vu de la qualité de son premier roman, je me suis lancé dans la lecture d'un autre de ses écrits "La Vierge en bleu".
"Récemment arrivée des États-Unis avec son mari, Ella Turner a du mal à trouver sa place dans cette bourgade de province dans le sud-ouest de la France. S'y sentant seule et indésirable, elle entreprend des recherches sur ses ancêtres protestants, qui eurent à fuir les persécutions. Elle est alors loin d'imaginer que cette quête va bouleverser sa vie. Quatre siècles plus tôt, en pleine guerre de religion, Isabelle du Moulin, surnommée «La Rousse» en raison de sa flamboyante chevelure, risque un procès en sorcellerie pour le culte qu'elle voue à la Vierge Marie. Cependant, l'enfant qu'elle porte ne lui laisse d'autre choix que d'entrer dans l'intolérante famille des Tournier qui a embassé la Réforme. Séparées par des générations mais unies par un mystérieux héritage, Ella et Isabelle vont renouer les fils du temps à deux voix."
Dans ce livre, l'auteure mèle donc à la fois un récit historique et une aventure plus moderne.
J'ai été un peu déçu par ce roman même s'il m'a fait passé un agréable moment. En effet, autant le destin de La Rousse est passionnant, autant celui d'Ella l'américaine fraîchement débarquée dans la campagne toulousaine m'a semblé manquer d'originalité et de souffle. Il m'a semblé que Tracy Chevalier y allait un peu fort sur les clichés des français de la campagne face à l'ogresse américaine. Ayant moi-même grandi dans un village du sud-ouest (sans y étre née) assez semblable à celui du livre (qui existe vraiment, les habitants doivent être contents ...), je sais qu'il est parfois difficle de s'intégrer. De là à prétendre que les villageois cancanent dans le dos de l'héroïne parce que celle-ci s'est achetée une machine à laver et que cette invention moderne est réservée aux mères de famille (pour les autres, c'est à la main la lessive !), c'est un peu gros. Je sais que c'est un roman et je ne veux pas me faire l'avocate des provinciaux caricaturés mais tout de même ... quand on est aussi précis que Tracy Chevalier l'est sur les détails historiques et sur la description des villes et que l'on essaye de donner une impression de réel à son récit, on fait attention aux stéréotypes et aux facilités d'écriture.
Néanmoins, les chapitres consacrés à La Rousse sont vraiment prenants et l'on se prend vraiment d'affection pour cette jeune femme d'un autre siècle au destin tragique.Cela m'a vraiment donné envie d'en savoir plus sur cette période de l'Histoire sur laquelle je ne savais pas grand chose avant de regarder dans des livres.
Voilà, je vous ai donné mon opinion, maintenant c'est à vous de juger chers lecteurs (vive les bibliothèques, quand on est déçu, on a juste à rapporter le livre !)
Signé Leiloune
17:30 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 25 mai 2007
Angel
Vous avez peut-être déjà entendu parler de ce livre écrit par la romancière anglaise Elisabeth Taylor puisqu'il a récemment été adapté par Francois Ozon pour le cinéma.
L'auteure nous y raconte le destin tragique d'Angel, écrivain de romans d'amour à succès. Son parcours nous est décrit de l'adolescence jusqu'à la mort.
Ce roman est un vrai plaisir de lecture tant le romanesque y est poussé à l'extrême. Tout y est : succès éphémère, histoires d'amour ratées, argent, beauté ... gloire. Mais attention , Elisabeth taylor insuffle une vraie énergie à son récit et ne tombe jamais dans l'écueil du pathos ou de la niaiserie. Le personnage principal est tour à tour pathétique, attachante, insupportable d'égoisme et de suffisance et l'auteur ne l'épargne pas tout en nous donnant à voir les émotions d'un esprit tourmenté auquel on finit par s'attacher.
A tenter donc si l'on a envie de destins tragiques et de personnages dignes d'Autant en emporte le vent ...
Signé Leiloune
19:19 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 avril 2007
la jeune fille à la perle
Chers lecteurs et lectrice, me revoilà ! Désolé pour cette petite absence mais j'ai du faire face à une petite panne d'inspiration (ça arrive à tous les artistes ...!) ,ce qui ne m'a nullement empêché de lire je vous rassure.
La jeune fille à la perle est un roman de Tracy Chevalier où l'auteur part sur les traces du peintre Vermeer. Pour ce faire, elle crée le personnage de Griet, jeune fille pauvre engagée comme servante dans la maison de l'artiste et qui inspire à ce dernier le célèbre tableau La jeune fille à la perle. Tout est bien fictif même si Tracy Chevalier utilise des éléments historiques afin de donner à son récit une impression de véracité.
A mon humble avis, ce roman est une vraie réussite. On plonge avec plaisir dans l'univers du peintre comme si l'on était une petite souris cachée dans un coin de l'atelier du maître. Le personnage de Griet est très attachant. On ne peut que se prendre d'affection pour cette jeune fille un peu naïve tiraillée entre sa pudeur, son sens de l'honneur et l'attirance irrésistible vers l'artiste et son oeuvre.
Enfin, ce roman a également le mérite de nous faire découvrir Vermeer et ses tableaux (superbement décrits d'ailleurs) autrement que par la célèbre publicité pour des yaourts et autres desserts lactés !
Un roman assez court qui se lit avec plaisir ... donc pas d'hésitation à avoir ! Quand au film tiré du livre, sans être un chef d'oeuvre, il nous fait également passé un vrai bon moment.
Et pour finir, quelques toiles à déguster du regard ...
Signé Leiloune
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jeudi, 22 mars 2007
L'infortunée
"A Londres en 1823, Lord Geoffroy Loveall recueille un nourrisson. En l'adoptant, sa mère et lui espèrent déjouer les plans de leur cousins qui souhaitent hériter du domaine familial. Lady Loveall s'aperçoit avant de mourir que l'enfant est un garçon mais Sir Geoffroy persiste dans son erreur et le fait élever comme Rose, la future Lady Loveall. A l'adolescence, le scandale éclate et Rose s'exile."
Voici l'histoire somme toute assez classique du premier roman de Wesley Stace, L'infortunée. Ce que l'auteur va faire de cette histoire est nettement moins classique puisqu'il nous livre là un véritable petit bijou d'écriture et de narration.
La question centrale du roman est la la construction de l'identité et ce au travers d'une situation assez complexe d'enfant dont le sexe biologique et le sexe social ne sont pas les mêmes. Rose, le héros (l'héroïne ?) vit jusqu'à l'adolescence une existence de petite fille "normale" même si parfois elle a du mal à comprendre les raisons de la sur protection dont elle fait l'objet. C'est que cette enfant (qu'il soit garçon ou fille) est arrivé dans une grande famille aristocrate au bord de l' effondrement (moral et familial et non financier) et va constituer le fil qui retient lord Loveall à la vie.
Le thème de la construction de l'identité ne se réduit donc pas ici au simple genre mais également à la place que l'on se donne et que l'on nous donne au sein de la famille et de la société.
Par ailleurs, deux autres éléments m'ont plu dans L'infortunée. D'une part la manière dont Wesley Stace traite ses personnages sans manichéisme ou caricature mais avec une véritable profondeur et toute la justesse nécessaire à la description d'individus complexes tant dans leur mode de pensée que dans leurs attitudes et réactions face aux événements. D'autre part, le romanesque du roman ne pouvait que me charmer vu mon penchant pour la littérature anglaise du 19ème car même si L'infortunée est bien un roman contemporain, l'auteur arrive parfaitement à récréer tant dans le style que dans la narration l'ambiance de cette époque.
Enfin, ce roman constitue un déchainement d'évènements et un véritable suspense romanesque se crée au fil des pages et l'on a bien du mal à lâcher le livre.
Un vrai plaisir de lecture, une histoire formidable, une écriture de très bonne qualité , un roman avec une véritable profondeur et beaucoup d'émotions ... que demander de plus ?
Vous ne serez donc pas surpris que je termine en vous conseillant vivement la lecture de L'infortunée de Wesley Stace.
Signé Leiloune
Lien vers la critique de Lire pour se convaincre un peu plus de lire ce livre :
http://www.lire.fr/critique.asp/idC=49585/idR=217/idTC=3/idG=4
18:36 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 08 mars 2007
Meurtres à Cardington Crescent
17:04 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 10 février 2007
Le chemin des âmes de Joseph Boyden
On est en 1919, Niska, une indienne Cree vient chercher Elijah, le meilleur ami de son neveu à la gare. Elle croit Elijah vivant et Xavier mort dans les tranchées européennes.
Mais c'est bien face à un Xavier méconnaissable , rongé physiquement et moralement par la guerre, qu'elle va se retrouver. Niska décide de le ramener avec elle dans la forêt, là où est leur place à tous deux.
Ce voyage qui va durer 3 jours (en barque, le long du fleuve) va être l'occasion pour chacun de se livrer : le fil de sa vie et de celui de son peuple pour la vieille indienne ; la guerre et ses atrocités pour le jeune soldat de retour au pays.
Jim Harrison a très bien résumé le roman de Joseph Boyden : "Un roman brillant et sombre à la fois, il vous fera peut-être souffrir mais ça en vaut véritablement la peine".
Cela faisait logtemps que je n'avais pas lu un roman d'une telle gravité et d'une telle profondeur. La lecure est parfois difficile, le propos terrifiant mais l'on reste véritablement accroché au récit comme happé par l'histoire, la petite et la Grande.
Au delà des qualités narratives indéniables de son roman, Joseph Boyden nous livre une réflexion sur ce que nous sommes, nous êtres humains et sur ce que nous pouvons être. La guerre est décrit de manière profondément réaliste et donc avec toutes ses horreurs physiques et psychologiques. Le parcours de Niska malgré ses pages sombres invite la poésie et l'espoir dans un texte qui pourrait n'être que froideur et cauchemards.
Un livre magnifique et bouleversant que je vous conseille vivement .
Signé Leiloune
12:55 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 février 2007
Le retour de Leiloune
Me voilà de retour dans la blogosphère, j'espère que vous ne m'aurez pas oublié pendant mon absence et que Livres et Cie retrouvera ses lecteurs !
Etant donné le nombre de livres -assez conséquent je dois l'avouer- que j'ai lu depuis ma dernière chronique, je vous livre plusieurs critiques en une seule fois : certaines assez brèves et d'autres plus développées selon mon humeur et mon inspiration.
Vous n'aurez donc que l'embarras du choix, il y en a pour tous les goûts ...
Allons-y, c'est parti !
*Le monde selon Garp de John Irving : Que dire sur ce livre qui n'ait déjà été dit ? La tâche est assez hardue. Le sujet du roman pour commencer : la vie de Garp, écrivain de son métier, depuis l'enfance à la mort. L'auteur oscille en permanence entre drame et burlesque, réalisme et fantaisie ce qui donne au lecteur l'impression de vivre une vraie expérience littéraire. L'histoire ne vous laisse pas une minute de répit, l'écriture est très bien maitrisée et Irving nous livre une vision du monde pleine de cynisme, de légèreté mais aussi de gravité. Tout est d'une extrême justesse et vous ressortez de cette lecture heureux et ému à la fois avec la sensation d'avoir fait un bout de chemin avec un type pas comme les autres nommé Garp mais aussi avec un grand auteur nommé Irving.
*Une vie à Londres de Henri James : Laura Wing, une jeune américaine vit chez sa soeur Sélina à Londres. Elle découvre la vie européenne et les travers de sa soeur. Henri James annonce dés le départ le propos à savoir l'intégrité voire le puritanisme de Laura l'américaine façe à la vie débridée, pleine de mondanités, d'hypocrisie (et d'adultère) de Sélina l'européenne. Le lecteur vit quelques jours aux côtés de Laura alors que la dépravation croit et que l'inévitable scandale éclate. J'ai beaucoup aimé ce roman très dense où Henri James compare voire oppose parfois les moeurs de l'Amérique et Vieux Continent dans un esprit et une ambiance propre aux romans du 19ème siècle.
*Le déclin de l'empire Whiting, Richard Russo :Ce roman nous raconte la vie d'une petite ville américaine qui au temps de sa splendeur était un bassin industriel au travers des pérégrinations du gérant du restaurant de la bourgade. La nostalgie de la grandeur perdue et les vestiges du paternalisme rythment les pages au travers du personnage de Mrs Whiting , veuve de l'homme d'affaires qui possédait autrefois les usines de la ville.
Autant le dire toute de suite, je n'ai pas vraiment été accroché par ce roman malgré le côté attirant du sujet. Je me suis vite ennuyée et j'ai du me forcer un peu pour aller jusqu'à la dernière page.J'ai eu comme le sentiment qu'il manquait le petit truc qui fait que l'alchimie passe entre un auteur, son oeuvre et le lecteur. Ce roman a quand même obtenu le prix Pulitzer donc n'hésitez pas à me donner votre avis si comme des millions d'autres lecteurs du monde entier vous l'avez lu ! ...
Signé Leiloune
19:15 Publié dans Romans anglo-saxons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
