mercredi, 01 juillet 2009
Darling de Jean Teulé
Comme certains d'entre vous l'ont peut-être deviné, je suis une grande admiratrice de Jean Teulé. J'ai donc décidé de m'atteler à la lecture de toute sa bibliographie (aucune exception ne sera tolérée ...) et commence aujourd'hui par vous présenter son roman Darling.
L'histoire de Darling est simple : la descente aux enfers d'une femme dont l'enfance la prédestinait déjà à une vie de violence ("je suis née dans la merde" sens littéral du terme bien sûr). Cette Catherine existe vraiment puisque le récit romancé de sa vie est entrecoupé d'extraits d'entretiens que l'auteur a réalisé avec elle.
Catherine naît en Normandie dans une famille de paysans, ses parents ont déjà 2 fils et sa mère sait dès la grossesse qu'elle n'aimera pas cet enfant non désiré. La petite fille, bientôt surnommée Tartine du fait de son poids, grandit dans un environnement de violence, de mépris et d'insultes quotidiens. Elle ne survit que grâce à sa CB qui lui permet de parler aux routiers - objets de tous ses fantasmes - qui passent sur la nationale à côté de chez elle. Un jour, elle va s'enfuir avec l'un deux et le cauchemard va devenir insoutenable.
Disons le dès à présent, ce livre - quoique très réussit - raconte des faits qui frôlent parfois l'insoutenable. La violence voire la torture sont présentes à chaque page et l'empathie que l'on ressent pour Darling rend les choses encore plus difficiles. A mon sens, le plus choquant dans ce que nous livre l'écrivain ce ne sont pas tant les violences physiques et sexuelles subies mais bien la violence morale présente en permanence et exercée par l'entourage proche bien sûr mais aussi par les voisins, les connaissances voire par la société toute entière à certains moments. Il semble régner dans la microsociété dans laquelle elle grandit une sorte d'archaïsme, de primitivité, et je me suis surprise plusieurs fois à penser que j'avais affaire là plus à des animaux ou à des individus ayant grandit dans une totale acculturation qu'à des êtres civilisés.
Mais la force du livre se trouve justement là : pas de procès d'intention, pas de tentative d'explication sociale ou psychologique et surtout pas de pathos ou d'envolées dramatiques. Jean Teulé part quasiment d'un fait divers et crée une véritable oeuvre littéraire grâce entre autres à son style sans concession, parfois cynique (voire drôle !), souvent cru mais jamais vulgaire. Il maîtrise parfaitement son récit et malgré les souffrances décrites, il raconte les errements de son héroïne avec une sincérité parfois déconcertante, il ne tombe ni dans l'éxagération ni dans l'atténuation (notamment des erreurs qu'elle a pu commettre).
Un excellent ouvrage de Jean Teulé qui amêne à se poser des questions, sur l'Homme et sur la prédestination de la condition humaine même si il n'est pas à conseiller à tout le monde.
Signé Leiloune
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vendredi, 22 mai 2009
Il est comment le nouveau Jean Teulé ?
FORMIDABLE !
Voilà, ma chronique est terminée, vous n'avez plus qu'à aller l'acheter ...
Bon d'accord, je développe au peu mon opinion pour vous faire plaisir !
Mangez-le si vous voulezest donc le dernier né de Jean Teulé qui a décidé une fois encore de nous plonger dans les méandres de l'esprit humain.
Nous sommes le 16 août 1870, à Hautefaye. Aujourd'hui, c'est jour de foire et près de 600 personnes sont réunis dans le minuscule bourg périgourdin. l'ambiance est plutôt joviale même si les nouvelles qui arrivent du front prussien sont mauvaises et que la sècheresse épuise les sols, les bêtes et les Hommes. Alain de Monèys, enfant du pays et adjoint au maire d'un village voisin vient comme tous les ans profiter de la foire, d'autant plus que dans deux jours il part à la guerre. Il est connu et apprécié de tous. Malheureusement la folie, la bêtise et la lâcheté humaines, stimulées par l'effet de groupe vont s'inviter dans le village et, deux heures après son arrivée, le jeune homme aura été lynché, torturé, à moitié écartelé et finalement brûlé vif et mangé ...
Ceci est une histoire vraie que Jean Teulé a ressortie des archives pour la raconter sous un jour nouveau. Dans ce court récit incisif, pas de jugement ni d'épanchement sentimental ; juste les faits racontés de manière romancée et ... avec humour. Ce parti pris pourrait paraître déplacé pour tout autre que Jean Teulé mais l'écrivain français nous prouve une fois de plus son immense talent de raconteur d'histoire. Il maîtrise parfaitement son récit où le second degré et la dérision sont là pour mieux renforcer l'absurdité terrible des faits. Ainsi, il ne tombe jamais dans l'écueil du voyeurisme ou de la fascination perverse même si aucun détail monstrueux ne nous est épargné. Le lecteur retient son souffle tout au long de ces 144 pages passant de la stupeur à l'empathie, du rire au dégoût et pour finir à un peu de honte, car nous avons tous un habitant de Hautefaye en nous ...
Mangez-le si vous voulez est donc un excellent ouvrage que je ne saurais que trop vous conseiller.
Signé Leiloune
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mardi, 12 juin 2007
La grande patience de Bernard Clavel
La grande patience est une saga historico-familiale de Bernard Clavel dont le 1er tome avait bercé mon enfance (ah les soirées d'hiver chez ma mamie ! ...) et que je me suis décidée à lire d'une traite ces derniers jours.
La série se présente en 4 tomes :
*La maison des autres : 1937 - le héros Julien Dubois agé de 14 ans part faire son apprentissage
en pâtisserie. C'est la confrontation souvent violente et douloureuse avec le monde des adultes et du travail.
* Celui qui voulait voir la mer : 1940 - C'est la débacle. Julien part sur les routes pour fuir l'ennemi laissant ses parents seuls et sans nouvelles pendant de longs mois. Dans ce tome, c'est la vision des parents qui prime ; leur quotidien, les disputes, le travail encore et toujours malgré l'âge pour pouvoir vivre et surtout l'angoisse entourant l'absence du fils.
*Le coeur des vivants : 1941 - Cette fois, c'est de nouveau sur Julien que l'on s'attarde et sur sa vie de soldat, sur sa désertion et bien sûr sur le premier grand amour.
*Les fruits de L'hiver : 1944 - le dernier tome - prix Goncourt 1968 - l'auteur retrouve à nouveau les deux vieux Dubois dans leur misère et les privations de la guerre et ce jusqu'à leur dernier souffle.
J'ai beaucoup aimé cette saga même si le tome 3 m'a un peu moins captivé. La force de ces romans se trouve dans les personnages des parents Dubois. Ce sont des gens normaux, simples, qui ont travaillé toute leur vie et qui ne demandent qu'à vieillir paisiblement. Mais la guerre chamboule tout et le couple n'arrive même plus à se positionner, à comprendre cette guerre. Ils ne collaborent pas, ils ne résistent pas ; ils attendent la fin de la guerre et la fin de leur vie. Dans tout ça leur fils va deci delà, un jour dans le maquis le lendemain, artiste peintre à Marseille. Il n'est pas lâche mais a vu ses meilleurs amis mourir et n'aspire à présent qu'à aimer, lire Verlaine et peindre.
Enfin, il convient de vous dire que la fin du tome 4 est bouleversante, d'une intensité et d'une pudeur touchantes. L'auteur décrit de manière admirable les derniers mois et instants de la vie de ses personnages nous laissant un peu en deuil nous aussi.
Pour conclure, je vous conseille vivement cette saga de Bernard Clavel
Signé Leiloune
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jeudi, 03 mai 2007
Les sirènes de Bagdad
" Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé... et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait surtout pas voir, ce qu'un fils digne, respectable, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir - cette chose ramollie, repoussante, avilissante, ce territoire interdit, tu, sacrilège: le pénis de mon père... Le bout du rouleau ! Après cela, il n'y a rien, un vide infini, une chute interminable, le néant... "
Parler du roman de Yasmina Khadra, Les sirènes de Badgad et des émotions que sa lecture vous procure n'est pas une tâche facile. Je me contenterais bien d'un "lisez le" mais je crois que ça serait un peu léger comme critique...
L'histoire d'abord .... Yasmina Khadra nous conte le parcours d'un jeune irakien de 20 ans revenu dans son village natal après l'invasion du pays par les américains et la déstruction de son université. Il s'ennuie, observe les vieux du village discourir sans cesse sur le conflit, les jeunes chez qui la colère monte, l'incompréhension face à la guerre qui s'installe chez chacun. Et puis un jour, les américains débarquent au milieu de la nuit, font sortir tout le monde de la maison et le héros voit son père trainé à demi-nu sur le sol par les GI. La haine et la soif de vengeance entre dans son coeur, il part pour Badgad, désormais il luttera, il sera un kamikaze.
C'est bien un parcours initiatique que nous livre là l'auteur, le héros va faire l'apprentissage de la colère, de la haine, il va se prendre en main et faire son chemin seul. Mais au delà du récit principal, c'est bien une guerre que nous découvrons de l'intérieure, ses atrocités, ses injustices. Yasmina Khadra sans jamais justifier ou excuser nous permet de mieux comprendre un peuple et la dérive de certains pour le terrorisme, Il nous oblige à ne plus regarder uniquement avec nos yeux d'occidentaux et à observer les choses de l'intérieur.
Ce livre est une ode à la tolérance, à la comprehension entre les peuples, un cri contre la violence quelle qu'elle soit.
Ce livre bouleverse, indigne, émeut, révolte mais surtout la prose de Khadra s'insinue en nous et change notre manière d'appréhender l'orient et l'occident et plus précisément le conflit irakien . Sa lecture , il me semble, est indispensable et participe à la réconciliation entre les peuple en nous plongeant dans une guerre qui comme tant d'autres n'aurait jamais du avoir lieu.
Signé Leiloune
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jeudi, 08 mars 2007
Le magasin des suicides de Jean Teulé
Lorsque j'ai vu ce livre sur la table des nouveautés d'une librairie, j'ai tout de suite pensé "il faut que je l'achète". J'investis rarement dans un livre qui vient de sortir (ce n'est pas que ça coute cher mais un petit peu quand même !) mais là la couverture exerçait une sorte d'attirance incontrôlable sur moi (je crois qu'il faut que j'arrête de lire du Stephen King ...!).
J'ai donc cédé à cette pulsion littéraire et ... j'ai eu raison. Ouf!
Disons le clairement, ce roman est formidable. L'histoire est toute simple : dans un futur proche où la joie et l'espoir ont fait place à l'absence de repères et au désespoir, une petite boutique fonctionne fort bien. Il s'agit du magasin des suicides situé près de la cité des religions oubliées. Dans ce commerce, le suicide est promus au rang d'art et l'on y vend pèle-mêle sabres, cordes, poisons (faits maison bien sûr), lames de rasoirs etc etc etc.. Tout va donc pour le mieux dans le pire des monde jusqu'au jour où le petit dernier de la famille se met à ... être heureux ! Il suffira d'un sourire et de la naïveté d'un enfant pour que tout se mette à aller de travers.
Le dernier opus de Jean Teulé (connu jusque là pour ses biographies de poêtes) est un trésor d'inventivité, d'humour, de cynisme et de poésie. Car l'histoire de cette famille spécialisée dans le suicide se révèle être au delà de sa drôlerie, d'une poésie légère et touchante. L'auteur alterne les registres et nous offre un roman émouvant et drôle à la fois qui malgré le côté farfelu de ses situations est d'une extrême justesse dans le ton et dans l'écriture et d'une véritable clairvoyance sur notre société.
Un livre à lire sans hésiter en espérant n'avoir jamais à le classer dans la catégorie roman d'anticipation ...
Signé Leiloune
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mercredi, 15 novembre 2006
Germaine Beaumont
LA BIOGRAPHIE DE GERMAINE BEAUMONT - 1890/1983 -(par Hélène Fau sur le site des éditions La Dilettante)
Femme de caractère, Germaine Beaumont dessine très vite son propre chemin, en quittant mari et enfants pour s'exiler en Angleterre où elle se nourrit de littérature pendant dix ans. De retour en France et débutant sa carrière en tant que journaliste au "Matin" et aux "Nouvelles Littéraires", Germaine Beaumont se fait connaître comme romancière à partir de 1930, avec son premier roman "Piégée", pour lequel elle fut la première femme à obtenir le prix Renaudot. Par la suite, sa carrière d’écrivain atteignit son sommet dans les années quarante, et la qualité de ses romans fut reconnue à diverses occasions par d’autres prix littéraires. Elle fut elle-même membre du comité Femina pendant une quarantaine d’années (1934-1980).Sa vie et son parcours littéraire sont marqués par certaines femmes célèbres : Annie de Pène - sa mère, Colette"mère spirituelle" dont elle est l'assistante ou bien encore Virginia Woolf et Agatha Christie. Dans les années cinquante, elle s'ouvre à la radio où elle anime une émission aux côtés de Pierre Billard, "Les maitres du mystères", et elle dirige une collection de romans policiers féminins chez Plon. En 1981, doyenne des écrivains français, elle raconte son enfance dans un livre ultime : "Une odeur de trèfle blanc" . Témoin d'un siècle,Germaine Beaumont porte un regard à la fois curieux et sans compromis sur l'histoire de son temps et sur la nouvelle génération d'écrivains. Cette femme de lettres a su trouver sa place entre les romancières du début du XXe siècle et les intellectuelles féministes des années soixante-dix.
L'OUVRAGE
Je viens d'achever la lecture de La harpe irlandaise extrait du livre Des maisons, Des mystères, recueil de 3 romans de Germaine Beaumont. Pour être honnête, je n'avais jamais entendu parler de cette auteure qui pourtant fut célèbre en son temps et ce fut une véritable découverte.
L'histoire est assez difficile à raconter, je dirais juste que cela parle d'une femme qui attirée par une mystérieuse maison en ruine dans un petit village prés de Paris se retrouve au milieu de sombres histoires de famille dont son mari décédé aurait été partie prenante dans sa jeunesse.
Raconté comme cela , c'est vrai ça ne dit pas grand chose mais ce serait sans compter le formidable talent de l'auteure. Germaine Beaumont tisse son histoire comme un roman policier même si ici ni meurtres ni inspecteurs de police. Elle nous emmène au plus profond des tourments de son héroïne et l'on est véritablement passionné par cette histoire de maison abandonnée, de secrets de familles, de troublante amitié.
L' écriture est trés belle, pleine de poésie et de douceur tout en étant assez puissante pour vous tenir en haleine. Car oui, vous trouverez du suspense dans ce vrai/faux roman policier et vous aurez envie d'aller au bout de l'histoire en mélant vos pas et vos émotions à ceux de l'héroïne.
N 'hésitez donc pas à découvrir cette trés grande écrivain qu'est Germaine Beaumont, vous ne serait pas déçu, elle fait partie de ces auteurs qu'il faut avoir lu à mon humble avis ...
Signé Leiloune
Ps : A lire : un article intéressant sur Télérama .fr et un autre (avec des liens) sur Wikipedia
19:05 Publié dans Romans français | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 10 septembre 2006
Vive les maths !!!
Je le dis et le redis : VIVE LES MATHS ! si si je vous assure! Et cela vous étonnerez d'autant plus si vous me connaissiez.
Je lis depuis un moment (car ça ne se lit pas d'un bloc selon moi) Le théorème du perroquet de Denis Guedj. Ce roman raconte les aventures d'un libraire de 80 ans obligé de se replonger dans les maths afin d'élucider la mort d'un ami de jeunesse victime d'un incendie (criminel?) dans sa maison en Amérique du Sud aprés avoir envoyer sa collection unique de livre de maths à son vieil ami perdu de vue depuis 60 ans, ledit libraire nommé Mr Ruche.
L'auteur fait donc se succéder des chapitres traitant de l'intrigue en elle même et qui font donc avancer le récit et et des chapitres "d'initiation" et de vulgarisation des mathématiques.La force du roman est de réussir à passionner jusqu'à la plus réfractaire (j'ai nommé moi-même!).On se prend d'affection pour Thalès ou au contraire on se dit que Pythagore ne devait pas être un chic type et finalement on comprend des formules qui auparavant étaient plus que mystérieuses.
Néanmoins, ce n'est pas toujours d'une grande simplicité et il peut être parfois utile de relire certaines démonstrations mathématiques et certains shémas géométriques ! ... Mais le style, le fait que le héros est un petit peu comme nous ou en tout cas comme moi (c'est un littéraire pas un matheux au départ) fait que cela ne parait pas rébarbatif, d'autant plus que l'auteur contextualise toujours ses explications. On apprend quels ont été les grand mathématiciens de ce monde, où ils vivaient et surtout le pourquoi du comment de leurs découvertes . Ces dernières sont d'ailleurs parfois étonnantes pour nous petits contemporains qui avont l'impression que les nombres ont toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui !
A découvrir donc un roman d'aventure et de maths (c'est parfait pour la rentrée!) dés 15/16 ans et jusqu'à 100 ans...
signé leïloune
19:45 Publié dans Romans français | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 07 août 2006
Van Gogh
Après avoir écouté une émission à la radio, j'ai eu très envie de m'acheter le livre de Judith Perrignon, "C'était mon frère". Eh bien que cela soit dit, j'ai bien fait... Ce livre est absolument passionnant. Mais je m'emballe et vous ne savez toujours pas de quoi parle le livre !
L'auteur s'est plongé dans les derniers mois de la vie de Théo Van Gogh, le frère de Vincent. Après de nombreuses recherches notamment sur les lettres entre Théo et Vincent, elle a écrit un récit en se placant dans la peau de Théo durant ces derniers mois de vie. C'est un roman, Judith Perrignon imagine bien sûr les pensées de Théo mais elle s'est tellement documentée que cela ressemble parfois à un journal intime.Ce qu'il me semble important de préciser, c'est la pudeur et le respect présents dans tous le récit. On partage la douleur, la folie sans jamais tomber dans le pathos.
Mais vous me direz qu'avait de si particulier Théo Van Gogh pour qu'on lui consacre un livre. En fait , outre le fait d'avoir été extrémement proche de Vincent, toute le drame et la beauté de son histoire réside dans les dates de décés des 2 frères : Juillet 1890 : Mort de Vincent
Janvier 1891 : Mort de Théo
Ce dernier n'a pas survécu plus de 6 mois aprés le déchirement que fut pour lui la disparition de Vincent.Il mourut dans un asile gagné par la folie.
Ce livre constitue donc pour moi un petit bijou d'émotion. On apprend des choses sur la vie d'artiste, sur la douleur qu'elle peut parfois procurer, on cotoie Gauguin, Toulouse Lautrec et l'on ressort ému, troublé avec une envie folle de se (re)pencher sur l'oeuvre de Vincent Van Gogh en ayant une pensée pour Théo l'ombre de l'artiste.
Signé leiloune
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lundi, 29 mai 2006
La ligne bleue
" Avril 1919.
ils sont vivants. Ni gazés. Ni gueules cassés. Ni mutilés. La paix ramène Edouart et Ulysse dans leurs villages de Vallorcine et St Gervais."
Je viens de terminer la lecture de "la ligne bleue"de Jean Paul Gay et je dois avouer que si je m'en étais tenu à la couverture et au thème du livre je ne l'aurais jamais lu!.Eh oui, je n'étais pas emballé de prim'abord mais dans le cadre de mon travail, j'essaie de diversifier mes lectures (pour mieux connaitre ce que je vends et contenter tous les styles de lecteurs). Eh bien, ce fut une bonne surprise! Sans être un chef d'oeuvre, cette histoire est agréable à lire, le style est simple mais efficace.
On est vite pris d'affection pour ces 2 soldats anonymes et leurs tourments intérieurs. De plus, on est plongé dans la vie quotidienne des bergers et des paysans savoyards avec la description des paysages, des tâches quotidiennes, l'utilisation par l'auteur de termes du patois local. Le livre pose la question du réapprentissge de la vie après la guerre mais auusi du manque de suivi psychologique offert aux anciens poilus traumatisés par l'horreur des combats.
Un bon petit roman donc, pas triste du tout mais qui nous montre des tranches de vie liées à l'Histoire et à la barbarie des Hommes.
Signé Leiloune
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jeudi, 20 avril 2006
Déçue
Je suis déçue !!!!! Je viens de terminer tant bien que mal la lecture de "Attirances" de Van Cauwalaert, aprés il y a quelques semaines déjà lu "L'évangile de Jimmy".
Eh bien, que cela soit dit je suis déçue. J'avais adoré "Un aller simple" (prix goncourt quand même) et "corps étranger" mais là je ne retouve plus la poésie, le style, en bref le talent qui m'avaient tant plu. En règle générale j'essaie de parler des livres que j'ai aimé mais là je n'ai pas pu me retenir.
Je résume quand même "L'évangile de Jimmy" : un type est contacté par la Maison blanche où on lui explique qu'il est le clône de Jésus et issu de l'adn du suaire de Turin. La première moitié du livre est vraiment sympa et pleine d'humour mais à un moment donné le rythme se casse et je me suis profondément ennuyé.
Quand à "Attirances", il s'agit de 3 nouvelles qui s'entrecoupent et qui sont bordées de mysticisme. Il se met plus en moins en scène dans la première et les autres parlent d"une maison dont l'âme rend fou et d'un peintre qui capture ses modèles dans ses toiles. Franchement, rien de trés original et tout le côté mystique m'a vraiment déplu ( et je n'avais rien contre a priori). Voilà, je sais que cet auteur (il l'a dit dans les médias) pense que l'on peut communiquer avec les morts et est adepte de paranormal, cela explique peut-être le tournant pris par son oeuvre. Quand au style et à la poésie, j'espère que c'est comme le vélo .... ça ne s'oublie pas!
Allez sans rancune !
Leiloune
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