vendredi, 19 juin 2009
Serial killers
Une chronique un peu particulière aujourd'hui puisqu'il va y être question de tueurs en série.
En effet, venant de terminer la lecture du roman L'âme du mal de Maxime Chattam (que je chroniquerais une fois la trilogie terminée) et m'apprêtant à commencer celle de La forêt des ombres de franck Thilliez, j'ai eu l'idée non pas de vous faire partager mon avis sur différents romans du genre thriller mais de vous parler de deux livres écrits par des spécialistes des serial killers.
Films, séries, romans, jeux vidéo, télévision ; les médias s'emparent depuis quelques années de ce sujet ô combien fascinant qu'est le tueur en série (et plus globalement le faits divers) et l'intérêt du public semble croître à mesure que le discours se fait plus réaliste, plus dérangeant. Grande amatrice moi-même de romans gore, de la série "Esprits criminels" ou de l'émission "Faites entrez l'accusé", je ne vais pas dénigrer cet élan de curiosité .
Néanmoins, il m'a semblé intéressant d'aller plus loin en essayant de déméler la réalité de la fiction mais surtout de tenter d'aborder d'un point de vue scientifique et sociologique la question de cette forme de criminalité particulière. Il existe de nombreux livres traitant deu sujet mais deux d'entre eux ont attiré mon attention de part leur sérieux et leur documentation rigoureuse. Ici, pas de fascination morbide mais une tentative de compréhension et d'explication de ce qui pousse un individu d'apparence normale à devenir un monstre sanguinaire.
Ma vie avec les serial killers, secrets de profileuse de Helen Morrison (petite bibliothèque Payot)
Dans ce livre, l'auteure, experte en criminologie notamment auprès du FBI, nous dévoile au travers de différents portraits les rencontres qu'elle a pu vivre avec de nombreux tueurs tout au long de sa carrière. Elle raconte les meurtres mais également la personnalité de ceux qui les ont commis, leur manière d'appréhender la société qui les entoure et bien sûr leur enfance. Tous intéressants - des plus célèbres aux plus confidentiels- ces portraits nous montrent la vision qu'ont les tueurs en série de l'humain et de leur propre parcours. Helen Morrison s'attache à essayer de comprendre les mécanismes qui poussent à tuer notamment en comparant les différents profils psychologiques des criminels qu'elle étudie. Je mettrais tout de même un petit bémol quant à la fin de l'ouvrage. En effet, l'auteure nous y faire part de sa thèse d'un déterminisme génétique chez les tueurs en séries qui à la fois de ne m'a pas convaincu outre mesure et m'a semblé potentiellement dangereux. Néanmoins, le reste de l'ouvrage est intéressant notamment du fait qu'Helen Morrison ne se contente pas de dresser des portraits mais s'attache à nous faire part des differents questionnements qui se posent à elle tout au long de son parcours.
Serial killers, enquête sur les tueurs en série de Stéphane Bourgoin (Grasset)
Ce livre est absolument passionant notamment de part sa construction. En effet, trois parties dont une annexe le composent.
L'auteur commence par la génèse de ce qu'est un tueur en série : définitions, statistiques, focus sur certains points communs ou au contraire particularismes ... Les différentes analyses sont intéressantes car toujours accompagnées de statistiques qui donnent un caractère véritablement scientifique et travaillé au tout. La lecture de tous ces tableaux remplis de chiffres peut paraître rébarbative de prime abord mais s'avère indispensable si l'on veut mieux appréhender la question de la psychologie des tueurs en séries et des constantes dans leurs actions. De plus, Stéphane Bourgoin nous y expose les diffrérents moyens institutionnels mis en oeuvre dans certains pays ainsi que les méthodes employées par les services de police et les analystes comprtementaux pour mettre fin aux crimes commis par des tueurs en série. La deuxième partie est constituée de différents portraits de serial killers que l'auteur est parti rencontrer dans le monde entier. Elle éclaire la première partie en donnant des exemples factuels qui mettent en lumière l'analyse faite précédemment. Enfin, un dictionnaire bibliographique des tueurs en série accompagne le tout permettant au lecteur désireux d'aller plus loin de savoir quels ouvrages traitent de quels criminels en particuliers.
Un livre absolument passionnant que je recommande donc à tous ceux qui voudraient complèter la lecture de Maxime Chattam ou le visionnage du Silence des Agneaux par une analyse réaliste et en profondeur.
Juste un dernier mot : âmes sensibles s'abstenir, sachez que la réalité dépasse malheureusement souvent la fiction et que l'âme humaine est parfois emplie d'une noirceur déstabilisante...
Signé Leiloune
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vendredi, 12 juin 2009
Les Beresford
Les Beresford est une série de 5 livres écrite par Agatha Christie et mettant en scène Tommy et Tuppence (ou Prudence) Beresford, un couple de détectives. Au fil de ces romans, de nombreuses affaires criminelles nous sont racontées mais également la vie des Beresford, de leur jeunesse à leur vieillesse, les rendant aux yeux du lecteur-ou plutôt de la lectrice- très attachants. Contrairement à Hercule Poirot qu'Agatha Christie avouait ne pas aimer, on sent dans ces récits une vraie affection de l'auteure pour ces personnages au flegme typiquement anglais et à l'intrépidité et à la curiosité constantes. Elle en fera d'ailleurs les héros de son deuxième roman mais surtout de son dernier.
Mr Brown
Un jour, à Londres, Tommy et Tuppence, deux amis d'enfance se croisent par hasard au détour d'une rue. Chacun parle de sa situation actuelle et ils se rendent vite compte que tous deux sans emploi, ils connaissent les mêmes difficultés. Tuppence émet alors l'idée de faire passer dans le journal une annonce afin de trouver un travail où l'aventure serait au rendez-vous. Ils ne se doutent pas qu'un homme les écoute et semble très intéressé par leur projet et que bientôt, ils vont se retrouver au sein d'un mystérieux complot orchestré par un certain Mr Brown, personnage aussi discret que machiavélique.
Cette première aventure est un vrai plaisir de lecture. On y découvre le couple Beresford et une fois de plus Agatha Christie nous prouve son talent de reine du crime. Personnages mystérieux, jeune fille amnésique, riche américain, documents menacant la Couronne, rebondissements en tout genre, il faudra aller jusqu'à la dernière page pour découvrir qui diable peut se cacher derrière le nom de Mr Brown !
Le crime est notre affaire
Les Beresford sont engagés par le gouvernement pour occuper la place d'un détective privé et déjouer un mystérieux complot. Ce roman occupe une place à part dans l'oeuvre d'Agatha Christie puisqu'il ne s'agit pas ici d'une seule affaire mais d'une multitude de cas confiés à nos deux détectives en herbe. L'auteur manie l'humour et l'auto dérision à merveille et n'hésite pas à parodier les écrivains de roman policier, y compris elle-même. Déroutant par sa forme au début, ce roman s'avère une vraie réussite et fait partie de ces ouvrages qu'on a envie de lire d'une seule traite, en pyjama, une tasse de thé à proximité et de nombreux coussins autour de nous ...
N ou M ? - Mon petit doigt m'a dit
Je ne les ai pas encore lu donc n'hésitez pas à laisser vos avis sur le blog ...
Le cheval à Bascule
En rangeant des livres dans le grenier de sa nouvelle maison, Tuppence tombe sur un message codé remettant en cause la mort naturelle d'une enfant dont la tombe se trouve dans le cimetière du village. Les Beresford vont une fois de plus laisser parler leur penchant pour les mystères et tenter de découvrir la vérité. Mais le drame n'est pas loin ...
On retrouve avec plaisir nos chers Tommy et Tuppence avec quelques années de plus mais toujours aussi curieux, drôles et soucieux de la vérité. Une affaire complexe comme seule Agatha Christie sait les écrire rend cette nouvelle aventure agréable à lire même si ma préférée reste Mr Brown.
Signé Leiloune
18:05 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 11 juillet 2007
Quelques polars pour l'été
En terre et en os de Jan Burke Afin de localiser le corps de la victime, une expédition est rapidement montée. Irene et Parrish en font partie. Guidée par le tueur, l’équipe se retrouve bientôt face à des cadavres de coyotes mutilés et décomposés pendus à un arbre. Le jeu de pistes ne fait que commencer…"
La première moitié du roman est une sorte de huis-clos se déroulant dans des montagnes où toute une expédition de scientifiques et de policiers accompagnent un tueur sanguinaire et pervers dans la recherche de ses victimes enterrées là. Evidemment cela tourne au cauchemard et l'on ne peut s'empêcher de trouver certaines similitudes avec Le Silence des Agneaux. La deuxième partie du récit se passe au retour d'Irene à la civilisation et l'on assiste au jeu du chat et de la souris entre la journaliste et le tueur.
Ce thriller est vraiment prenant et très rythmé et l'on tremble réellement en même temps que l'héroïne.
Sans être un chef d'oeuvre du genre, il permet toutefois de passer un vrai bon moment de suspense.

C’est le début d’un voyage au cœur des ténèbres pour les deux enquêteurs qui, lancés sur la piste d’un tueur aussi terrifiant que machiavélique, devront affronter leurs propres démons, alors que la ville est prête à basculer dans la folie."
Tout y est : le vieux flic qui en ras le bol de passer sa vie à mettre des tueurs sous les verrous et à voir des cadavres mais en même temps obsédé par son boulot quitte à être à la limite de la légalité (surtout s'agissant des crimes d'enfants) et la jeune recrue encore pleine d'illusion mais pas naïve et fragile pour autant.
Montanari arrive vraiment à s'emparer des codes du genre et à les moderniser, à leur rendre une jeunesse. Le suspense est au rendez-vous et l'auteur nous balade allégrement de suspect en suspect (je me suis encore fais avoir ...!). La fin est vraiment surprenante et tout le récit est bourré de rebondissements. L'ambiance est vraiment noire mais c'est ce qui fait tout le charme du polar ... Rassurez - vous, on n'est quand même pas dans du Ellroy, ce roman est tout public ...!Un vrai bon thriller et un auteur à découvrir et à suivre (en tout cas pour ma part).
Les démons de Barton House de Minette Walters Pour moi, il n’existait qu’un seul refuge possible pour tout oublier : un manoir isolé au cœur de la campagne anglaise.
Je me demande encore comment j’ai pu être aussi bête."
Un polar indispensable !
20:22 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 avril 2007
Deux polars
La salle des meurtres de PD James
Un petit musée familial sur l'entre guerre au bord de la fermeture à cause de querelles de familles. 2 meurtres. pas moins d'une dizaine de suspects envisageables. Voilà l'histoire somme toute assez classique de roman policier de pure tradition anglaise.
PD James nous emmène dans une enquête digne d'Hercule Poirot et nous balade de suspect en suspect sans jamais rien dévoiler avant la révélation finale. J'ai vraiment apprécié la lecture de ce roman policier même si au début, j'ai eut quelques difficultés à rentrer dans l'histoire et surtout dans le style de l'auteure. En effet, cette dernière donne à son récit un rythme assez lent et multiplie les descriptions en tout genre s'attardant longuement sur des lieux, des personnages, des sentiments ... Néanmoins, une fois le moment de déstabilisation passé on rentre véritablement dans l'histoire avec une seule envie : terminer le livre le plus rapidement possible afin de savoir qui a tué. Le problème , c'est que l'on ne peut pas aller vite, il faut se laisser porter par le récit de PD James en sachant que pas à pas on se rapproche du dénouement. Et c'est un vrai plaisir de se laisser porter par les mots et les rebondissements.
Un polar à déguster comme une bonne tasse de thé ... anglais bien sûr !
Un Talent mortel de Laurie King
"Un jour est découvert le cadavre dénudé de Jemima, une petite fille. Eva la baby sitter est accusée, jugée puis condamnée et purgera sa peine avant d'élire domicile près de San Francisco, mais à l'écart du monde, dans une petite communauté où personne ne connaît cette histoire. Pourtant, bientôt le calme est rompu. Trois fillettes sont retrouvées assassinées dans les mêmes circonstances que la petite Jemima dix-huit ans plus tôt. Le cauchemar recommence."
Dans la lignée de PD James avec un zeste de Minette Walters, voici arriver Laurie King ! Un très bon polar où l'auteur se plait à perdre le lecteur dans les méandres du suspense . Elle arrive à décrire la psychologie des personnages de manière très pertinente et ne nous laisse pas une minute de répit. De nombreux rebondissements, beaucoup de suspense et plein de suspects pour se perdre en conjonctures ... A lire !
Signé Leiloune
19:07 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 février 2007
Trois polars
Et voici trois bons petits polars à lire calé au fond de son lit ou au coin de la cheminée (ou du radiateur) avec une bonne tasse de thé ... enfin, c'est ma vision à moi des choses, vous pouvez évidemment les lire dans la salle d'attente du dentiste !
Ni chaud ni froid de Minette Walters
"Il n'est pas bon être Irlandais dans la coquette petite bourgade anglaise de Sowerbridge. Surtout lorsqu'on a un passé de délinquant. C'est le cas de la famille O'Riordan dont le fils, Patrick, est inculpé du massacre de la vieille Lavinia Fanshaw et de sa garde-malade Dorothy Jenkins. Tout l'accuse bien qu'il clame son innocence. Il a volé leurs bijoux, certes, mais quant à les tuer... non, c'est impossible. C'est également l'opinion de Siobhan, Irlandaise elle aussi, mais d'une classe sociale plus élevée et qui tient tête à la police et à ses voisins plutôt enclins à jouer les langues de vipères et à diffuser les ragots les plus venimeux. "
Un roman policier réussi où Minette Walters joue avec nos nerfs et peint une fois de plus des portraits très réussis, cette fois ci sur fond de racisme ordinaire.
Ténèbres, prenez-moi la main de Dennis Lehane ![]()
"Une nuit, la psychiatre Diandra Warren reçoit un appel anonyme et menaçant qu’elle croit lié à l’une de ses patientes. Quand arrive au courrier une photo de son fils Jason sans aucune mention d’expéditeur, elle prend peur et demande de l’aide à Patrick Kenzie et Angela Gennaro. C’est pour les deux détectives le début d’une affaire bouleversante qui va les confronter à l’inacceptable, jusqu’à l’imprévisible dénouement."
Un très bon polar qui nous emmène de piste en piste sans jamais nous dévoiler quelle sera le dénouement.
Psychologie, action, suspense, mafia, tueurs sanguinaires, tous les ingrédients sont là pour que l'ambiance soit parfaite.
Lame de fond de Minette Walters
"Deux jeunes garçons, Danny et Paul Spender s'amusent sur les falaises à côté de chez eux surplombant la Baie de Chapman, dans la campagne anglaise. A l'aide de jumelles, ils découvrent le corps d'une femme nue sur la plage en contrebas à laquelle n'ont accès que les bateaux. Ils l'observent avec la concupiscence de leur âge, jusqu'à ce que l'immobilité de la femme les inquiète. Quand ils comprennent qu'elle est morte, c'est la panique. Ils sont alors rattrapés par Steven Harding, un jeune acteur en visite dans la région qui aussitôt appelle la police. Maggie Jenner, personnage local, en ballade à cheval accompagnée de son chien passe par-là. Quand l'agent Nick Ingram arrive sur les lieux, il remonte le cadavre d'une jolie blonde inconnue puis il se met à interroger les quatre personnes présentes. Très vite, les déclarations de l'artiste le rendent suspicieux."
On ne sait qui croire dans ce polar qui jusqu'aux dernières pages prend une allure de pelote de laine emmêlée ! On croit avoir trouvé puis on change d'avis, une fois, deux fois ... jusqu'à se dépêcher de terminer sa lecture pour enfin savoir qui est l'assassin !
Signé Leiloune
19:55 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 19 mai 2006
Cuisine et Renard
Je viens de lire Le Renard dans le Nom de Richard Millet. L'auteur part d'un fait divers et nous emmène dans le monde du milieu rural limousin d'il y a quelques années. C'est un livre assez étrange dans lequel j'ai eut un peu de mal à rentré au début. L'écriture est trés belle avec des phrases trés longues ce qui donne un rythme trés particulier . Cela m'a vraiment rappelé Un Roi sans Divertissement de Giono notamment dans le flou utilisé sur l'identité du narrateur voire des narrateurs.Je pense que c'est un livre à lire pour son écriture, son univers plein de noirceur et son ambiance; quand on finit on se dit ouf puis c'est prodigieux un tel style . C'est un peu difficile d'en dire plus alors n'hésitez pas à tenter le coup et même pour ceux qui l'on lu à me donner vos impressions.
Signe Leiloune
N.B : Vous avez vu ? !!!! Mais si ! .... j'ai réussi à faire une note brève! Mais non ! Fausse joie je vais vous parler d'un autre livre!
L'autre livre en question est un Minette de plus. (Minette Walters bien sûr, vous aurez certainement deviné).
Comme d'habitude commençons par l'histoire : Une journaliste doit écrire un livre sur une criminelle obèse qui aurait tué sa mère et sa soeur avant de les débité en petits morceaux (miam miam). La journaliste va petit à petit se rendre compte de l'innocence de la soi disant psychopathe même si cette dernière a plaidé coupable au moment du procés.
C'est glauque, noir, bien écrit. L'auteur nous emmène dans un univers fait de ragots entre voisins, de cruauté humaine, de discrimination pondérale (oups, je crois que je viens d'inventer une nouvelle expression!) et comme d'habitude on n'arrive pas à décrocher même quand la fatigue nous envahit.
Je vous le conseille donc comme tous les autres polars de Minette Walters.
Signé Leiloune (cette fois ci pour de bon!)
11:15 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 05 mars 2006
A la recherche de la femme perdue
Je vais vous parler aujourd'hui d'un livre que j'ai lu il y a quelques semaines et qui m'a beaucoup plu : La disparue de Collington Park de Minette Walters. Il s'agit donc d'un polar écrit par une américaine mais qui se passe en Angleterre et dont l'une des intrigues principales est la recherche d'une femme disparue 20 ans plus tôt à ....Collington Park ... et non pas du tout !(les titres sont parfois trompeurs). Commençons par le commencement et donc l'histoire : un anthropologue anglais spécialisé dans les affaires policières non résolues ou mal résolues et vivant aux USA s'intéresse à 2 faits divers ayant eut lieu à quelques jours d'intervalle, il y a 20 ans dans un quartier da ville de Dorset. D'une part une lycéenne disparait après avoir subit un viol collectif sous les yeux de sa meilleure amie dans ... Collington Park et d'autre part une vieille femme se fait sauvagement assasinée à son domicile par (mais rien n'est moins sûr vous verrez) son petit fils, adolescent paumé et simple d'esprit. Notre anthroplogue va donc essayé de trouver un lien entre ces 2 affaires et pour ce faire il va collaborer avec une élue municipale assez atypique qui enquête depuis plusieurs années sur l'assassinat de la vieille dame pour prouver l'innocence du petit fils.
STOP ! Je n'en dirais pas plus, se serait gâcher tout le suspense qui je dois le dire est assez intense dans ce livre. Minette Walters nous fait douter jusqu'au bout, nous emmène sur des fausses pistes pour mieux nous surprendre ensuite. L'affaire est donc rondement menée pour ce qui est du mystère. L'ambiance, quant à elle est un mélange de polar anglais (surtout dans le caractère et les descriptions des enquêteurs et de certains persos secondaires et des lieux) et de polar américain pour le côté glauque de certaines situations, le côté cru du langage parfois mais également la description assez noire de l'espèce humaine à certains moments. En gros, secrets de famille, violences gratuites, humiliations, abus sexuels cachés pour pouvoir sauvegarder sa réputation et autres noirceur de l'âme humaine sont abordés dans le livre. Il est néanmoins assez facile d'accès et loin de la violence de certains polars noirs made in USA pour ceux à qui ce que je viens d'écrire ferait un peu peur.
En gros, tous les ingrédients du bon polar sont là ! Amateurs du genre (et les autres) foncez !
15:40 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 26 février 2006
A bas le Da Vinci
Juste un petit billet pour dire une chose simple : y'en a marre du Da vinci Code! A bas Dan Brown !
Bon, je sais, je ne vais pas me faire que des amis mais ça fait du bien de dire les choses parfois. Déjà, on nous a gonflé (pardon pour le terme) avec le bouquin et maintenant le film .... c'en est trop pour un petit être fragile comme moi.
Revenons sur les faits : il y a quelque jours, je vais tranquillement au travail , je suis d'assez bonne humeur et là tout à coup, que vois-je ? Une affiche pour le fim tiré du livre de D. Brown alors que le film ne sort que dans 3 mois !!!!! Déjà! Je pensais avoir un peu de répit avant le retour de la davincicode mania et là, par surprise,le matin en plus, voilà qu'elle arrive. Non !!!!!!!!! pitié !!!!!!!!!! je craque!!!! Je le dis haut et fort, je n'ai pas aimé le livre ! Voilà ça fait du bien quand ça sort. Juste une anecdote quand même : un jour, au travail, une dame achète le davinci code illustré (24 euros quand même) et me demande si je l'ai aimé; moi, honnête je lui réponds que je ne l'ai même pas achevé et là elle me regarde comme si je venais de lui sortir la plus grande énormité du siècle et me regarde d'un air dédaigneux jusqu'à son départ. Mais quand même, c'est pas comme ci j'avais dit que Baudelaire est un crétin ou que James Elroy écrit des polars de gare. On a quand même le droit de pas aimer Dan Brown, non? enfin, euh, j'ai un doute là .... on a le droit ?! (et de ne pas avoir envie de lire Marc Levy et Anna Gavalda, on a le droit aussi ?)
Bon, enfin, tout ca pour dire que j'ai trouvé que c'est un mauvais livre. j'ai préféré Anges et Démons mais cette manière de surfer les thèses utilisées par les extrémistes( à tendance fasciste souvent) me gène beaucoup. Tapez "illuminati" sur google et vous verrez, ça fait froid dans le dos. Alors vous me direz ce n'est qu'un roman, l'auteur n'est pas responsable de tous les fous qui s'emparent de certains fait mais quand même, il n'utilise que des théories fumeuses (complot, nouvel ordre mondial...). et en plus, c'est pas très bien écrit.
je m'arrête là en me préparant à cette nouvel déferlante da vinci.
signé Leiloune
19:45 Publié dans Romans Policiers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
